‹ Fualdès drame en cinq actes, et huit tableauxChapitre 102 sur 121 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

r.BASSOT, poi. RAVEL « GUSTAVE.

GRAWOT •

Comprend-on ça?... ce Rave), qui vient justement ici... ça me fait un drôle d'effet! Mais je ne veux plus les voir, le» camarade^, l'are»; que ça me donnerait des idées de théâtre, et que je ne veux plu* eu entendre parler... C’est la même histoire que les épinards... je n’aime pas le* «-pinards , je n'aime pins le théâtre... je...

r.l'STAVE, en dehors.

M. Grassol est sorti.

HAVEL, en dehors.

Je l'attendrai.

GRASSOT

Encore lui!

GUSTAVE, an dehors.

Mais, Monsieur...

BAVEL.

Eh! laisse-moi donc! (il cuire «dti >ic c«rts*e.) Hein? Tu es , ici ? Eh bien! qu’est-cc qu’il me dit dune, cet idiot-là ?. Tu me dis que ton maître n'est pus ici... tu le permets donc de me jOUtr dt'S farCC*? (il U prend p»r éoreillc ) ^

GUSTAVE

C’«*t Imiu pour vous de jouer des farces... (a pan.) Attrape, comédien !

IUVKL.

Ah! tu fais le plaçant?

GUSTAVE

Pas si bien que vous.

RAVEL. *

Vous raillez ?..

GUSTAVE

Vous tiraillez... mon oreille!... lâchez... je vas vous dire... j c’est Monsieur...

GRASSOT

C’est bon, tais-toi !

GUSTAVE

C’est Monsieur qui m’a dit...

CRAS50T, lui doniunt on eoop d« pied.

En voilà assez!

GUSTAVE, ic eiéjiTtntnl.

Ah! Monsieur Ravel, vous me frappez!

RAVEL

Moi?

cnvssoT.

Ah çà! vas-tu nous laisser?

GUSTAVE

Je vous laisse... (a part) C'est singulier, comme ces baladins ; sont bizarres dans leurs manières !

GRASSOT

Ah! avuut de sortir... écoute ici...

GUSTAVE

J'écoute ici.

CRASSOT.

Je veux aller ce soir au Théâtre-Français pour me distraire. ,

GUSTAVE

Vous êtes bien bon!

GRASSOT

Pars... va rue de Richelieu, au théâtre, et tu me diras cc qu’on y donne.

GUSTAVE

Oui, Monsieur.

GRASSOT

Ne te trompe pas... près la porte d’entrée... il y a écrit... Gustave.

Je sais, je sais, Monsieur, je ne suis pis une bêle, (n «ort. —

PcmUnt cette Go de Mfcftf, R»«t chante, fr«p|« tur Je» mcullri, et inter rompt In ordre» que donne Gmtot A Guelcve.)

GRASSOT

Qui?

RAVEL

Elle.

GRASSOT

Qui, ( Ile?

Celle que j’aime.

GRASSOT

Qui, elle, celle que tu aimes?

RAVEL

Ta voisine d’en face... je lui fais la rôtir... Elle a un tuteur... j’ai pu parvenir & lui glisser un hillrl, pas au tuteur, à Euhtlic... elle s'appelle Eulahe, et elle me répondra, j’on suis sur, mais devine où? •

gmssot.

Eh! que m’importe?

HAVEL

Que l’importe?... Ccst ici t|u'ellc m’adressera ses paroles d’amour.

GRASSOT

Ici?

RAVFX.

llaKSiirc.tf»... Ton portier, que j'ai séduit à prix d'or, deux pièces tic cent sou*, a consenti .. à recevoir...

GIAttl/T.

Mon portier... dans ma maison!... faire la cour à unr jeune fille!..

GRASSOT

Rn'sure-loi !... je ne veux pas l’épouser. Ah çâ! voyou», dis-moi, je ne te gène pas... non! eh bien! c’est convenu... je m'installe ici, et je n’en démarré pu.

lin instant! un instant!

RAVEL

Plusieurs testants. Ainsi, c'est arrangé. Ah! mon ami... tous les jours je la verrai... d’ici je passerai tout mon temps it la regarder... Ah! dis donc, j’ai faim... as-tu quelque chose à me donner? (a »'iukd a fauche.) Mais qu’as tu? tu parais tri ‘te!

GRASSOT

J'ai... j’ai...

RAVEL

J’y suis! ..Tu es contrarié d’avoir quitté le théâtre!... ch bien ! tu as tort, vois, moi !

GRASSOT

Quoi?

RAVEL

Comment, tu ne sais pas?... (td Ravel, A cheval rnr uh cbaiM. pour •» r«(>pr«tbet de Gr«M44, uot« Avec U thasie cctrc aet jimliet : eclui-ç*. dam la craint* de lui «uir ca»icr la chiite, tuit tou» n» niouvctneni» aire aatielé.)

Moi aussi, « la suite de ta brouille avec l'administration, je n ai fait ni une ni deux... je les ai plantés là... allez donc!

GRASSOT

Comment, toi abandonner l« théâtre!

RAVF.L.

Eh bien !... et toi.. Et puis, d’ailleurs, c’était une question de principe et de camaraderie... précisément comme à toi... Mo» engagement finissait, et je me suis dit :

Air : T'en toutient-lu?

Ce bon Grasïot, excellent camarade...

ORASSOT, farrêtanl.

Tu citantes?

RAVEL

C'est vrai!... l'habitude... d'avoir des couplcl* dans ma pro*'’, je m; sais pas trop pourquoi., ça n’avance à rien... enfin!

GRASSOT

I)i* donc, Ravel, ça ne le fut rien de ne plus jouer?

RAVEL, Miujiürut.

Oti ! si... ça me fait plaisir.

GRASSOT

Ah hab!

RAVEL

Air de Ttnitn.

Je m’étais dit, l’avenir au HiéAlrc...

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