SCÈNE V
GRASSOT, mi. pui* GUSTAVE.
GRASSOT
Ah çà, qu’esl-ce qu’il lui prend donc, à Ravel., venir ainsi citez moi ?..
CI'STAVR.
Monsieur , voilà une lettre.
GRASSOT-
Ah!., bien... de Strasbourg... du directeur du théâtre, qui me propose un engagement. Soul-ils étonnants, res dim- leurs de province .. je. suis là , chez moi, bien tranquille, ils veulent mie je me dérange... M.iisi’ai renoncé au théâtre, directeur j de Strasbourg que tu es!.. Ah ! dis-moi, as-tu rencontré quelqu’un?..
GUSTAVE
Oui, Monsieur. . je l’ai bien reconnu... c*«it un acteur, M. Ravel... il m’a reconnu... il m’a pris , aussi... pour SI Augustin... c’est fatal!.,, ça m'empêchera de me marier.
GRASSOT
Il ne l’a rien dit?
GISTAVE.
Si, si!... il m’a dit : Range- toi donc, imbécile, je vais la manquer... Je ne sais pas de quoi il voulait parler...
Dim ment?
GUSTAVE
Il faut dire... que déjà, cc matin, l’ai vu M - Ravel, qui rôdail- Uit, qui tournaillait dans la rue de Monsieur!...
GRASSOT
Ah I
GUSTAVE
Et puis, je l'ai vu faire des signes... à celle petite daine nouvellement emménagée et, tenez,' dont mi voit la fenêtre ouverte, ici, en face.. . (u Mène r.rmoi pet* <u ta kniin.)
GRASSOT
Tiens!
GUSTAVE
Je crois qu’il en tient pour elle ! Il est pincé ! (s.:npir*ni.) Ah !.. comme je I ni été mui-méme!
GRASSOT, i lui-mèa*.
Eh bien! il est sans gêne!... venir ici, sans rien dire, prendre ma fenêtre pour un observatoire... An! mais noii... Ecoute, Gustave !
GUSTAVE
Voilà, Monsieur!
GRASSOT
Si M. Ravel revient, lu Iqi diras que je u’y suis pas.
GUSTAVE
1 Où ça?
; Ici.
GUSTAVE
Où serez-vous donc?
! GRASSOT
Ah!... je serai ici., mais je n'y serai pas pour lui... tu entends... je neveux [ws le recevoir.
GUSTAVE
Ah! très-bien!... je comprends maintenant. (aMhmri.) Mais i j'entends aboyer Azor.