SCÈNE VI
Les mêmes, JAUSION.
JAUSION
Partlon!... (miJ*uk Maaton ci le rej:»n.i«.) l'n mot, Madame !
MADAME MANSON, hètiUbt.
Mais, Monsieur... je...
JAUSION
De gnfce !... ne me refusez pas!...
MADAME MANSON, »prc» im*«IWHiI do ftflcitan.
Va. Madeleine; mais n’oublie pas que jo dois te retrouver il 1a fête !
MADELEINE, Bi*c mlcwliun.
Je n’onblierai rien, Madame, je if oublierai rien ! (eu* #on.) SCÈNE VII.
MADAME MANSON, JAl’SION.
MADAME MANSON, »'»p|it->*b»ul , cl lire nu feu il’impdicncf.
Eh bien ! Monsieur, que voulez-vous?
JAUSION , froidctneM.
Vous demander uue explication, madame... Pourquoi, depuis quelque temps, évitez-vous toutes les oce^ions de vous trouver avec moi?
MADAME MANSON , aicc embirra*.
Vous vous trompez, Jausion, vous me prêtez des intentions qui sont loin de ma pensée... lé hasard seul... *
JAI SION, avec troaic.
Le hasard!.,, {cbangiani de uw.) Parlez franchement , Clarisse; autrefois vous écoutiez avec plus d’indulgritce l'expression du ' l'amour sincère que vous m’avez inspiré.
MADAME MANSON
; S’il faut en convenir, je crois qu’un changement &’c«t opéré * dan» mon esprit, dans mes sentiments.
JAUSION
Ainsi vous avez oublié la promesse que vous m’avez faite d'être à moi... à moi pour la vie?
lui raison, la réfli xion ne peuvent-elles nous faire revenir sur une résolution qu’on avait d abord crue irrévocable?
J, UNION , iv« une colère eouctulrèe.
Ou vous aura conseillée, on m’aura calomnié auprès de vous, on vous aura dit que ma fortune était compromise... on aura attribué à une vile cupidité le désir d’une union qui ne m’était dieux* que par uue passion violente. -
MADAME MANSON
Quand j'aurais consulté un ami de ma famille!...
JAUSION
Ah ! vous l’avouez donc !
MADAME MANSON
. frétai t-ce pas un devoir pour moi? Je suis mère. Monsieur, et, restée veuve à vingt ans, je ne puuvais user de trop de pn$r cautions au moment de donner un second père à mon i nfant.
JAESION , Avec colère.
Je reconnais lit la main de Fualdès!... de celui qui a pisé si fatalement sur toute ma vie... K est-ce pas, Madame, que c’est le sage Eualdès qui tout a conseillé d’ètrc parjure?
MADAME MANSON , dignraciil.
De quel droit. Monsieur, me demandez-vous de trahir an secret ou une confidence?
JAUSION
Ainsi j’étais votre jouet, votre dupe... vous le croyiez du moins , mais je suis mieux instruit que vous ne le pensez.
MADAME MANSON
Que voulez-vous dire?
Que ces avis si charitables, vous n’auriez pis mis tant d’empressement à les suivre, si vous m’aviez encore aimé... si un autre ne m’avait déjà rem pincé dans votre cœur.
MADAME MANSON
I n autre!
JAUSION
Je veux dire, Madame, que j'ai un rival.
MADAME MANSON
Sur ce que j’ai de plus sarré, Monsieur, je vous jure...
JAUSION, l‘<alcrro«npai<t.
Permettez-moi de ne plus croire aveuglément à votre parole, permettez-moi d’ajouter plus de fui ù des témoignages certains.
MADAME MANSON
Je ne vous comprends pas
J AU MON, tiliMtll I» voit.
Me comprendrez-vous quand je vous parlerai d’une maison isolée près des portes de là ville ?
MADAME MANSON, à pari, M IrucbUn
Grand Dieu l
JAL'SION
Quand je vous dirai qu’on vous y a vue pénétrer plusieurs fois avec njysière.
MADAME MANSON, * péri.
C’est lui qui me faisuit suivre!...
Ah ! vous no niez plus à présent.
MADAME MANSuN, * p»rt.
j Uh! il n'y u plus à hésiter, il faut qu’il parle. . fiu’il parte dès demain. (Haut.) Monsieur, vous n’nbnsrrez p.i* d'un weret qui peut cumpionKltrc le suri... la réputation d’une femme.
FUALDÈS
lUISIW.
Un dernier mot, Clarisse .. Vous me connaisse*!... s» je ne puis me faire aimer, je puis me faire craindre... {ui pmu.it tî- •cutti .1 ic lit»*.) Tiendrez- vous votre promesse?