SCÈNE V
FUALDÉS, pu ii BASTIDE. JAUSION.
FUALDES, le regardant unir.
Ah! si tous les nobles lui ressemblaient, je crois que je me reconcilierais avec l’idée de leur retour !.. Dans tous les ras, lorsque la nouvelle de ce rapprochement sera connue en ville, elle contribuera peut-être à calmer celte effervescence fatale qui augmente chaque jour entre les littéraux et les ultra : il y aura des concessions, des raccommodements, peut-être... Que n'en est-il ainsi de tout le monde!
UN DOMESTIQUE tnoimçinl.
Monsieur Bastide et monsieur Jausion.
rounds, a i i r -n.,-.
Eux ! ils reviennent! dans <|uel but? Ah! qu'ils n’espèrent pas m'intimider, me voir faiblir! (hmi.) Faites entrer. (b«mûj« et Jaw-
iIoa ealreal. L? domedlqua t'éloigM.)
BASTIDE
Ce n'est pas nous que vous attendiez, n'est-ce pas, Fualdès? rousfts.
Au point où nous en sommes, n'avez-vous pas craint, en vous présentant ici, que ma porte vous fût refusée?
BASTIDE
Si vous l'aviez fail, nous aurions insisté pour entrer.
FUALDÉS.
Quoi! vous auriez eu l’audace?...
JAUSION
Nous avions notre excuse dans le motif qui nous amène.
FUALDÉS.
Je ne vous comprends pas.
BASTIDE
Monsieur de Saint-Andéol nous comprend, lui, que nous venons de rencontrer, et qui ne tarit pas d’éloges sur votre compte.
Il a reconnu son erreur... Mais que vous importe, et que me voulez-vous?
JAUSION
Nous nous attendions à cette froide réception, après ce qui l'est passé entre nous... mais répondez avec toute la franchise de votre caractère : Est-ce sans regrets qu’hier vous vous êtes pour toujours séparé de nous?
BASTIDE
D'anciens ami»!
FUALDÉS.
Cette rupture, qui l'a provoquée?
BASTIDE
Nous!... nous seuls!...
FUALDÉS, étonné.
Qu 'en tends-je!
JAUSION
Vous savez que je passe pour être colère, vindicatif...
BASTIDE
Vous savez qu'avec l’homme le plus à craindre, Bastide se ferait tuer vingt fois avant de Taire le premier pas...
rUALDÉS.
Eh bien 9
BASTIDE
Eli bien! Fuajdès, nous sommes venus ici pour vous dire que uous avons eu tort.
Est-il possible ?
JAUSION
Et que nous le regrettons.
BASTIDE
Voulez-vous que tout «oit oublié? Voulez-vous serrer la main que nous tous offrons loyalement?
* FU ALPES, énm.
Ah! Messieurs!... mes amis! (il tmr «fiimc la nwin.) Celte réconciliation que je désirais au fond du cœur, c'est vous qui venez ine l’offrir... O? jour est un des plus beaux de ma vie!
BASTIDE
Ne pensons plus à ce différend.
JAUSION
Et soyons comme par le passé de bons et sincères amis !
FUALDÉS.
Combien il me serait doux de vous donner à mon finir un témoignage d’afleclion, en vous pressant un peu moins!. . Mais je suis accablé de tons rûlés par des remboursements sur lesquels je ne comptais pas. Et ten-z. tout à l'heure encore une personne que vous connaissez, madame Manson...
FUAI.DÈS.
JAUSION, «tonné.
Madame Man son!
muÉi.
M'a demande* la restitution immédiate d'une somme qu'elle m'avait confiée.
JAUSION
Ah l^ah ! Et qu’a-t-elle besoin de cet argent?
rUALDES.
Je ne sais... elle a parlé d'un intérêt puissant, sacré...
U DSI on. à pirl.
Je devine!
rtuLDÈS.
Sans cette réunion de circonstances, je serais le premier à vous dire ; prenez un nouveau délai.
BASTIDE
Ne parlons plus de cela! Les Tonds que vous nous demandez, nous les destinions à une spéculation heureuse...
jaomoci.
Mais nous y renonçons pour nous acquitter.