I ABUSÉ
i Je devine... à cause de M. Bas t nie à la barbe noire... M. Bastide le (jùumiechque , comme on l’appelle «Uns le pays, ut «|«n tourne loujouis autour d’elle.
MADELEINE, avec reproche*
» Alt ! André !
LA BANCAL, iroui-jucunttit.
Tu ne vois pas que tu offensai Mademoiselle... Plu* sontmnt i qu'elle serait capable d’écouter un homme comme il faut... elfe aime bien mieux soupirer en se rappelant son Maurice.
ANDRÉ
• Ou’u^fechc qu«: ch’ttt «|ue cha, Maurice?
BANCAL
Une espèce de pavsut... un orphelin élevé par un vieux prêtre assermenté... pcmlant la révolution... et qu’elle a connu étant toute petite dans le village que imuis habitions quand nous étions richo* ., et que nous avions de* amis... des voisins!
LA BANCAL
Les enfants ont grandi ensemble... Mais uii beau jour... du temps des Anglais et dos Cosaques, voilà mon oiseau de Maurice qui s’envole, et on iac l'a jamais revu.
MADELEINE, ln*l«*ueul.
Héla*! il sera mort .tu champ de bataille comme tant de pau- 1 vre» conscrits. *
ANDRk, liittideawiL
Ainsi vous n'espérez plus rien, mademoiselle Madcfeine? moaciVK.
Non. Depuis dix-huit mois je n'en ai plu» do nouvelles... et I je n'espère jauni» le revoir .. Mais si tu tiens à mon umitié, André, ne oie parle plus de rien.
ANDRE, vuuj.irsnt.
Giuffit, Mademoiselle, je me tairai... quand je devrais en I lonfià.
LA II ABC AL, * Mideleiue.
Ab càl mai» lu veux donc rester à ma charge toute ta vie?
M ADELONl, «tcc fermeté.
Qu’on me rende plus malheureuse encore... qu’on me balte... qu’on me lue..', niais qu’on ne mu jwrtc plus de personne.
LA BANCAL
Pétonnclle! (Plwiour* gtuui** lfBT«r**nt Je tbeilre «n i'«rràUiil de temp* CU temps.)
LANÇAI-, b *» femme.
Allons, silence, v«iilâ la foule qui augmente à la fête... Vutwtu que l’ou dise que nous sommes des méchante?-
LA BANCAL
Je m’en moque pas mal ! (eu* v* *«*Mwr dmui le catt.)
ANDRÉ* rcjarJinl «u foui).
Ah! j’aperçois les gros lioiiiicb de U ville! . M. le maire et madame la luainirhe... M. ■ t madame l’ailinaite... Et tenez, IKK s.m|.lkv, voila M. k prOtctcl ..«dame la pn-klic.
BANCAL, <J|»Î a remanie au »uud-
Oli ! voilà aussi madame M utson!
IABKUIMI.
Avec son fils, s*>n cher petit Édouard.
SCfcNF. TU.
Les mêmes, MADAME MANSON, j.*i* JAIISION.
Ura« MaiiMn culr« par 1* toud, b gauche. ilonifSnl li main » *im» f'l«, e«fanl de quatre elle tracer** le théâtre, pm ^'Viète. IVu.li«t ce lem;«», Jautiou a paru flerriêre tlle.)
RANCAt., lia», .1 »a ffoiut-'.
Tiens, monsieur Jausi«Nll,.. Il la suit parMit!
fiui.dès.
IIADAHF UvNSON, •|iL-r<. , iacit la fjiri'.k Uineat, rt l part.
Ah! ce sont eux!... Mais devant tout ce monde. . pins tard..
ptll* tard !... I F, Ho hit u a petit signe d’asnilié à Madrtrtiie , qui U salue •ioM que In Dauckl, «I ta pour s'éloigner lur.qa'ulle K tro«ta ni facu Je Jau»iu« qui tieu» d'entre r celui-ci s'approche d'dle et U salue. MaJ:>aic Mso- 16» a r. iuJ u froiJcmoui la salut. Jaasiun lui offre son bras; elle remercie et s'éloigne par la droite.)
BANCAL, bas 4 M femme pendant er jeu de sccne.
Elle lui refuse son liras, elle qui devait l'épouser!... Il paraît qu'il V a du la brouille!... (Pciid-ul ee lump», Jausiun fait un geste de «dire en regardant s’Sloigncr OMdiaw Manioc.)
JACSION, i put.
Oh ! je la retrouverai, (il sort par k fond,)
6IMPLICE
Mais dans tout ça je ne vois ni le beau Bastide . ni ce digne monsieur Fualdcs! •
LA BANCAL, «*«r aigreur.
Hein? qu’est-ce que tu dis, toi?.. Ce digne monsieur Fual- , dès! un gueux de bonapartiste!