‹ Fualdès drame en cinq actes, et huit tableauxChapitre 88 sur 121 · I.A BANCAL, effrayée, et virement · texte numérisé non relu

I.A BANCAL, effrayée, et virement

Ne l'écoulez |ras, monsieur le juge!

BANCAL, avec uu effort aux luLmAan*.

Non, non, elle vous n dit la vérité!

SAINT-ANDÉOL, Ici regardant avec surprise.

La vérité!...

IA BANCAL

Mais ils ont été élevés ensemble... elle l’aime... et voilà pourquoi elle ne veut pas le reconnaître...

MADELEINE , bora d'clle-anim».

Taisez- vous! taisez vous!... Vous savez bieh que vous mentez !... Je le jure devant Dieu qui lit dans mon cœur : il est innocent!

SAl.Vr-A.VDEOL, à Sauvai erra.

Vous l'entendez !... une voix du moins s’élève en ma faveur!

SAUVF.7F.MtE.

Mais tout à l’heure encore elle affirmait le contraire.

MADtlCISF, vivemant.

1 Oh! jamais, Monsieur!... Jamais mu bouche n’a ao.usé Mau- I ricc!... La parole se fflt glacée sur nies lèvres avant de proférer | un pareil blasphème!

SAINT-ANDEOL, à part «I ii« Lulérél.

Pauvre fille!

SACVF.TERJHE, à

Si monsieur de Saînt-Audéol n’est pas celui que vous avez voulu désigner... nommez donc le coupable!...

MADELEINE

Lc coupable!... (a pari.} O mon Dieu!.., faire un aveu... c’est sauver Maurice... mais c’est envoyer mon père à l’échafaud!

SAÜVETERRE.

Eh bien?

MADELEINE

Je ne sais rien... Je n’ai rien à dire!

SAÜVETERRE, lui prenant la nuta.

Jeune fille... savez-vous quelle est la peine réservée aux faux témoins?... Une peint: infamante!

MADELEINE, a»« rciolutkw.

Eb bien!... à moi la prison, la mort, s’il le faut!... mais loi, Maurice, qu’ij soit libre! qu'il vive!

SAUVETEUR!»

Vous persistez à nous cacher la vérité? (Madeleine g *rde i* <ii«u*.) Il ne nous reste plus alors qu'à remplir notre devoir, (il «e «tourna

au fuod pour d«aner de» ordre».)

SAIST-ASDFOI. , qui pendant r* qui urêré'le u’a c*Mc (l’olnervcr let llxnixl.

Arrêtez, Monsieur!... Quand il s'agit de la vie et de la mort, et qu’on voit une jeune fille, jn-quc-là pure au milieu de» leçons du vice, souiller pour la première fois ses lèvres du mensonge, no doit-on pas sc dire : Celte jeune fille subit une influence fatale, elle obéit à un génie infernal.

BANCAL, bu A *a («ntne arec terreur.

Il l'a regardée !

SAÜVETERRE, A Saial-AudAol.

Kh bien, Monsieur?

SAINT-ANDEOL.

Lh bien ! depuis un instant j’observe cet homme et cette femme, je ne perds pas un de leurs gestes... un de leurs regards...

1UVCAL.

A nous !

LA BANCAL, arec aüuce.

Et pourquoi ça?

SAfNT-ANDEOL.

Madeleine !... cette déposition mensongère , voilà ceux qui te l'ont dictée!

MADELEINE , rirenwnt.

Oh! non, non, monsieur le juge, ne croyez pas cela! personne... personne ne m'a rien dit!... rien suggéré !... c’est de moi-même...

BANCAL, à part.

Je respire!

MADELEINE, A part.

Si je pouvais mourir, mon Dieu ! (Eli* toa>i* accablée pré» du bureau.)

SAL VETKHRE; U reloaxit arec iatérét.

Madeleine .. vous étiez entrée ici comme témoin; mais il y a quelque chose de si extraordinaire dans votre conduite, que je dois requérir votre arrestation.

LA BANCAL, iuqufcle.

L’arrêter!

BANCAL, de méaa.

Elle, Madeleine!...

SAl VETERtIE , *»tc «révérit^

Ainsi que vous I-.. qu'on tes emmené 1

FIÎALDÊS.

bancal, 4 part.

Nous sommes perdus t

LA II AXCAL, aa milieu <1<« gemlarrort qui t'avaurcnt pour niculet l’ordre.

Mois c’est une injustice! on ne doit pus... (La porte du fond \>mre ) Oh ! monsieur Bastide !

Page 1