L.-C.-H. de Salse
Nous, officiers municipaux en l'hosiel commun de la ville de Va-
renne, département de la Meuse, district de Clennont, soussignés, certifiions le contenu aux certiffîcats cy dessus et d'autre part, et que le S. Bien et s'est rendu luy même en celte ville, nous a) ans beaucoup excitlé pour le retour du Roy à Paris, à quoy nous estions tous disposés, et que le S. Bichet s'est montré dans cette occation avec le patriotisme le plus manifeste. En foi de quoi nous lui avons donné la présente attestation. A Varenncs, ce i juilliet 1791 .
Pultier, Jean Nicolle, Person, Lombart, Sauce, procureur de la commune.
Nous, major de la garde nationale de la ville de Varennes soussigné, certifions que M. Louis Bichet, dénommé cy dessus, s'est comporté sous nos yeux avec un zélé des plus marqués et le patriotisme le plus distingué dans l'arrestation du Roy en cette' ville. En foi de quoi nous lui avons délivré ces présentes pour lui servir à ce que de raison. A Varennes, le 4 juillet 1791. Roland Drouet.
(cotée 161.)
Nous soussignés, capitaine de la troisième compagnie du bataillon des Jacobins, de la deuxième division de la garde nationale parisienne, certiffions à tous qu'il appartiendra avoir donné un congé de trois mois au nommé Bichet, soldat de la susdite compagnie, pour aller vaquer à des affaires de famille à Apremont. Et sur le rapport affligeant qui nous a été fait que des gens malintentionnés repandoient des doutes et soupçons sur la gloire qu'a eu le dit Bichet, lors de l'arrestation du Roi à Varenne, de l'accompagner à la portière de sa voiture jusqu'à Chalons, tous nos officiers et frères d'armes soussignés du même bataillon se sont empressés de certifier avec nous que le dit Bichet, depuis l'époque de la révolution, s'est toujours montré dans toutes occasions aussi bon soldat que patriote ; priant Monsieur le commandant de la garde nationale de Varennes d'honorer de sa confiance le présent, auquel, pour assurance pleine et entierre, avons fait apposer le cachet de notre &ec-
tion, et l'avons délivré ainsi audit Bîchet pour lui servir et valoir ce que de raison. À Paris, ce trente juin mil sept cent quatre vingt onze.
Matignon, soldat citoien; Conton, capitaine de la compagnie; Munier, lieutenant de la ditle compagnie; Tonnbtot, sous-lieutenant de la troisième compagnie; Lêchard, sergent-major; Gharla, sergent; Mistoo, Flix, Dupont, grenadiers; Du Pl. Rich. d'Aiguillon, commandant du bataillon; Coquereau, capitaine aide-major du bataillon.
Le comité de la section de la fontaine de Grenelle certifie l'exposé du mémoire de l'autre part sincère et véritable, et s'empresse de rendre justice au civisme et au patriotisme de M. Bîchet. Paris, le 1«r juillet 1791.
Henry, président; Deleville, secrétaire-greffier; Jouêtte, Coeuïllb, Legout père, comicer; Dudin.
Nous certifions et attestons que le nommé Bichet a montré le même zèle et la même activité dans l'arrestation du Roi à Varennes et dans sa conduite jusqu'à Notre Dame de Lepine, près Chaalons, que celles qui est consignées ci dessus; qu'il n'a pas quitté la portière de la Reine, et qu'il ne s'est séparé de nous que par la trop grande fatigue qu'il a essuyé le long de la roule.
Paule Leblanc, Chevallot, lieutenant-colonel; Delion Drouet, Gentil, lieutenants.
Je soussigné, commandant du 7« bataillon de la 2* division de la garde nationale parisienne, certiffie à tous qu'il apartiendra que Nonsieur Bichet, m'ayant offert ses services à Varennes pour ramener le Roy, après avoir déjà montré beaucoup de zèle pour forcer le Roy à partir de Varenne, je l'ai prié de se mettre à la portière de la Reine et de vouloir bien me servir d'aide de camp ; ce qu'il a fait avec infiniment de zèle et d'intelligence depuis Varenne jusqu'auprès de Ghalons, où il a été forcé par la fatigue de s'arrêter. Et je lui ordonne de faire rassembler le plus de garde nationale qu'il pourroit pour repousser les dragons que l'on disoit être à notre suite. Bayon.
Châtions, le Î3 juin 1791.
Monsieur le Président,
Nous vous prions de faire part à l'Assemblée nationale que le Roi et sa famille sont arrivés hier à onze heures et demie du soir en cette ville, escorté des gardes nationales de Varenne, Germon t, St« Menehould et de tous les villages des environs et d'une partie de celle de Chaalons, qui avoit été au devant de Sa Majesté jusqu'à S*° Menehould, et commandée par M. Bayon, commandant de la garde nationale parisienne.
Il a été arrêté que le Roi iroit coucher aujourd'huy à Epernay. Nous avons pourvu à tout ce qui est nécessaire à la sûreté du Roi et de sa famille, et l'Assemblée peut à cet égard s'en raporter à notre zélé et au patriotisme des gardes nationales.
Nous sommes avec respect, Monsieur le président, vos très humbles et très obéissants serviteurs.
Les administrateurs composant le directoire, et le procureur gênerai sindic du département de la Marne,
De Branger, Clàiet, Jeanne, Valun, A. L. Grojean, Roze.
(cotée 221.)
Châlont.lo 82 juin 1191.
Messieurs,
Sur la nouvelle reçue et qui vous est portée que l'enlèvement du Roy a trouvé son obstacle à Varenne, nous nous empressons de vous faire
part de l'ardeur des citoyens à prêter secours pour rendre sans effet les projets des ennemis de la patrie. Nous prenons tous les moyens nécessaires ; les gardes nationales de la Tille et des environs partent pour se rendre à Yarenne et route.
Les corps administratifs reunis,
Jeanne, De Branger, A. L. Grûjean, Valun, Bonnard, Chartier, Jolly, Choser, maire; Chedel, Claiet.
(cotée 72.)
Ce 25 juin.
Messieurs,
J'ai l'honneur de vous rendre compte que n'ayant pu trouver M. Dambert, un de ceux dénommés dans Tordre dont il vous a plu me charger, ne sachant pas la demeure des sieurs S1 Edme et Mesnil Durand, je me suis rendu au Palais royal, où le susdit sieur S1 Edme a l'habitude de se trouver vers les Irois heures pour dîner, après m' être assuré qu'il n'y avoit personne au n<> 137, lieu indiqué où ces quidams, ennemis du repos public, se reûnissoient tous les jours. (Il n'y a pas eu de jeu depuis deux jours, et on ne jouera pas encore demain.)
J'ai rencontré audit Palais royal le sieur S1 Edme, et lui ai notifié mes ordres auxquels il a obéi sans aucune résistance. Cette arrestation faite publiquement, en présence des fauteurs du desordre, a produit un très bon effet et n'a occasionné aucune rumeur. Elle en a imposé et m'a décidé à suspendre toutes recherches contre les sieurs Mesnil Durand et d'Ambert. Ce dernier auroit été plus essentiel à arrêter, mais S4 Edme est beaucoup plus connu, et sa détention en imposera et maintiendra les malveillans.
Je désire que mon opération remplisse vos vues, qui ne tendent qu'à prévenir le scandale et maintenir le bon ordre.
Dois je user de mon ordie contre les sieurs Damberl et Mesnil Durand ?
Si l'entrée du Roy s'effectue avec l'ordre que la circonstance peut
exiger, je supplie Messieurs des comités des rapports et des recherches à m'autoriser à mettre ce soir le sieur S1 Edme en liberté. J'attends des ordres. Dklaborde.
(cotée 145.)
La Ferté-tout-Jouaire, jeudi à 9 heures.
Monsieur le président,
Nous apprenons que le Roy et les personnes qui l'accompagnent ont passé la nuit dernière à Chalons, où ils ont été conduits et escortés par une armée de gardes nationales accourus des départements voisins au moment où la nouvelle de la présence du Roi à Varenne s'y est répandue ; nous éperons le joindre ce soir ; nous avons donné sur notre passage les ordres les plus précis pour la sûreté et la tranquilité de son retour, et nous avons été parfaitement secondés par les dispositions des citoyens. Partout l'impression du départ du Roi a été la même qu'à Paris; la contenance du peuple est tranquile et fiere. Nous n'avons cessé de recueillir les témoignages de sa confiance et de son respect pour l'Assemblée nationale.
Nous avons l'honneur d'être, Monsieur le Président, votre très humble et obéissant serviteur.
Barnavb, Pétion, La Tour Maubourg.
(cotée 213.)
A Dormant, le 23 à 3 h. 1/4 au malin.
Monsieur le Président,
Nous avons joint le Roy à peu de distance d'Eperaay ; il était dans une voiture avec la Reine, le Dauphin, Madame Royale, Madame Eli-
sabeth et Madame de Tourselle ; trois domestiques étoient sur le siège ; deux femmes suivoient dans un cabriolet ; un peuple immense et en arme étoit sur la route. Nous nous sommes approchés de la personne du Roi ; nous lai avons fait part de notre mission, et nous lui avons donné lecture du décret de l'Assemblée nationale ; nous en avons également fait lecture aux braves citoyens qui lui servoient de cortège ; nous avons institué M. Dumas leur commandant, et nous nous sommes rendu en bon ordre à Dormant, où nous passons la nuit. Demain nous nous rendrons à Meaux, et après demain à Paris. Ce qui ralentit notre marche, c'est l'affluence des gardes nationales qui se rendent de toutes parts sur le passage du Roy pour l'escorter, et dont nous devons louer le zèle et la conduite prudente et généreuse.
Nous sommes avec respect, Monsieur le président, vos très humbles et très obéissants serviteurs.
Là Tour Maubourg, Pétion, Bàrnàve, Dumas.
(cotée 239.)
En exécution des ordres contenus dans votre décret d'hier, nous nous sommes réunis, MM. Duport, Dandré et moi, et nous nous sommes renJus au château des Thuilleries vers les sept heures du soir, précédés de deux de vos huissiers. Nous avons été introduits dans la chambre à coucher du Roi, où nous l'avons trouvé seul. Après avoir fait lecture de la totalité de votre décret, j'ai cru devoir observer au Roi que la déclaration que nous étions chargés de recevoir par l'article 3 du décret, se référant aux mêmes objets sur lesquels l'Assemblée nationale avoit ordonnée une information par l'article premier, nous paroissoit devoir porter, conformément au texte de cet article, sur les evenemens de la nuit du 20 au 21 de ce mois, ainsi que sur les faits antérieurs ou postérieurs qui y étoient relatifs.
Le Roi a pris alors la parole, et après nous avoir observé qu'il n'entendoit point subir un interrogatoire, mais qu'il consentoit de répondre au vœu de l'Assemblée en s'expliquant sur l'objet qui lui étoit indiqué, il nous a fait la déclaration que vous trouverez contenue dans
Cotée 238
iMUù
ta (onttauiruc Jo A UuJvU Icih'fin, t/cu Vint* n<ru/>-
c/jdtnàU' (l> tMtcAur £/- (/cuA à^to lus'; 1/ ivut &— iù- M il ùlWiT (A4*s (ftw'r tunvi kf/Ulus £>~Urticyu i/ ÇtM*' lA<pdC* u/t'U n' Uvitr fstv) Aûâ^ tnj^ihirn^ cLc^<u l/a, J t'cUruft'on* ifc S'nJtc qû* U cunnf- âtr*nc u Ul
(/ui/ l'ffto tAUuA&n, ({tu» Juan uu cartrn^ {fktfco ts/tc~ OU- cnJtc i/tnc UsÀulùLWic'Ur Cawvto utus Cu/Utî6u ' ' Ùl CJtf <4*" • Ut- C/Un' Huua eu fiulivu! c,n 'ù
Ht/lu* <d
f?rvis'
sabelh et Madame de Tourselle ; trois domestiques étoient sur le siège ; deux femmes suivoient dans un cabriolet ; un peuple immense et en arme étoit sur la route. Nous nous sommes approchés de la personne du Roi; nous lai avons fait part de notre mission, et nous lui avons donné lecture du décret de l'Assemblée nationale ; nous en avons également fait lecture aux braves citoyens qui lui servoient de cortège ; nous avons institué M. Dumas leur commandant, et nous nous sommes rendu en bon ordre à Dormant, où nous passons la nuit. Demain nous nous rendrons à M eaux, et après demain à Paris. Ce qui ralentit notre marche, c'est l'affluence des gardes nationales qui se rendent de toutes parts sur le passage du Roy pour l'escorter, et dont nous devons louer le zèle et la conduite prudente et généreuse.
Nous sommes avec respect, Monsieur le président, vos très humbles el très obéissants serviteurs.
La Tour Maubourg, Pétion, Barnave, Dumas.
(cotée 239.)
En exécution des ordres contenus dans votre décret d'hier, nous nous sommes réunis, MM. Duport, Dandré et moi, et nous nous sommes renJus au château des Thuilleries vers les sept heures du soir, précédés de deux de vos huissiers. Nous avons été introduits dans la chambre à coucher du Roi, où nous l'avons trouvé seul. Après avoir fait lecture de la totalité de votre décret, j'ai cru devoir observer au Roi que la déclaration que nous étions chargés de recevoir par l'article 3 du décret, se référant aux mêmes objets sur lesquels l'Assemblée nationale avoit ordonrié une information par l'article premier, nous paroissoit devoir porter, conformément au texte de cet article, sur les evenemens de la nuit du 20 au 21 de ce mois, ainsi que sur les faits antérieurs ou postérieurs qui y étoient relatifs.
Le Roi a pris alors la parole, et après nous avoir observé qu'il n'entendoit point subir un interrogatoire, mais qu'il consentoit de répondre au vœu de l'Assemblée en s'expliquant sur l'objet qui lui étoit indiqué, il nous a fait la déclaration que vous trouverez contenue dans