‹ Fusospirillose broncho-pulmonaireChapitre 6 sur 34 · EL ES E · texte numérisé non relu

EL ES E

Brumpt, le Treponema buccale serait long de 8 à 22u, épais de 0 m,76. Mais Fantham, dans une étude très approfondie, sépare ces deux espèces ; le Treponema buccale est moins mobile, mais garde plus longtemps sa mobilité; il donne par vieillissement moins de corps coccoïdes, c’est-àdire de formes granuleuses; il se colore plus facilement par la méthode de Laveran et ses dérivés, ét serait capable de donner des fausses membranes, contrairement au spirochæta bronchialis.

D’après Violle, le spirochète de Castellani aurait les “caraçtéristiques suivantes :

Un polymorphisme très prononcé, certains éléments à ondulations lâches et épaisses, rares, à deux ou trois courbures; certains autres à spires très serrées, minces et longs; la longueur varierait entre 4 et 30 &, la largeur entre 0 4 2 et 0 (4.6. La division se ferait transversalement. La meilleure coloration s’obtiendrait par la méthode de Fontana-Tribondeau. |

Grimault, dans sa thèse, préconise la technique de Sabrazès :

Coloration au bleu de toluidine à 1 pour 500 en solution aqueuse phéniquée (10 grammes d’acide phénique), qui lui a donné d’excellents résultats.

Pour Kroilano de Mello et Mario de Andrade, qui ont fait une étude approfondie de la question, le spirochète de Castellani (Gram négatif), prenant bien les couleurs d’aniline, aurait sur frottis humide fixé au Bouin, coloré par l’hématoxyline ferrique d’'Heidenhain ou le Giemsa, une largeur de 0 y 15 à 0 pu 35, sur frottis desséché et coloré au Ziehl, une largeur de 0 p 25 à 0 y 45. La longueur serait en moyenne de 5 à 12 pr et le nombre de spires de 2 à 12.

Devant la difficulté d’un diagnostic avec les autres spirochètes, Froïlano de Mello et Mario de Andrade créent un index d'identification morphologique.

LG =

Is prennent la longueur moyenne sur un total de 100 spirochètes et divisent ce nombre par le chiffre moyen des tours de spires obtenus sur 100 spirochètes.

Leurs recherches portent sur deux cas de bronchite sanglante; dans le premier cas, 1 — 1,63; dans le deuxième cas, I — 1,18, tandis que pour le T'reponema Buccale I — ?, et pour le Treponema Dentium T = 1,5.

Les spirochètes sont dessinés à la chambre claire et niesurés en suivant les courbes de leurs spires.

Ces recherches, qui semblaient donner une rigueur pres que mathématique à l’identification des espèces de spiro- . chètes, n’ont pas donné de résultats concluants.

Les observations faites par le médecin-major Pons, qui, dans trois cas de bronchite de Castellani, trouve

T = 2,56 — 3,7 — 4,1 montrent que ces chiffres diffèrent trop entre eux pour avoir une sigmification bien précise et retenir l’attention sur l’index de Froïlano de Mello et Mario de Andrade.

Le problème diagnostique qui se pose à propos de l’identification morphologique du spirochète de Castellani est

done très difficile à résoudre.

Cette même association se rencontre dans la pourriture d'hôpital et dans l’ulcère phagédénique des pays chauds (Lie Dantec, H. Vincent).

Brumpt donne à ce parasite une longueur de 8 à 20 et une largeur de 0 p,3 à O0 p.4. Ses ondulations sont irrégulières et inconstantes, le polymorphisme très grand.

Si nous résumons dans un premier tableau les caractéristiques morphologiques du Spirochæta bronchialis d’après

les divers auteurs, nous aurons les résultats suivants :

es

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