‹ Fusospirillose broncho-pulmonaireChapitre 5 sur 34 · CÉSAR EE · texte numérisé non relu

CÉSAR EE

riologique et pathologique n’est pas encore admise. Aussi, ayant été témoin, au début de l’année, alors que nous suivions les cours de l’Institut de Médecine Colomale de Marseille, d’une petite épidémie hospitalière de bronchite de Castellani, dans le service du professeur Peyrot, atteint nous-même d’une forme bénigne, quoique traînante, de cette affection, notre attention s’est trouvée tout naturellement portée vers cette maladie; certaines formes anormales se sont présentées à notre observation, qui posent des questions intéressantes, concernant la place qu’il convient de donner à la bronchite de Castellani dans le cadre nosologique: est-elle une affection à part nettement individualisée? N’est-elle pas autre chose qu’une banale affection bronchique où pulmonaire?

Telles sont les particularités qui ont plus spécialement retenu notre attention et qui font l’objet de notre thèse.

Et, tout d’abord, rappelons brièvement quels sont les caractères bactériologiques du spirocheta bronchialis. Les spirochètes sont des organismes spiralés, caractérisés par leur corps grêle, flexible, se déplacant par des mouvements actifs «€ Brumpt ».

Le spirochète de Castellani est excessivement polymorphe. Castellani lui donne une longueur variant entre 4 et 30Het une largeur de {11.2 à 014,6. Les extrémités sont pointues ou mousses, suivant les cas, le nombre de spires variant de ? à &.

Le polymorphisme très marqué lui fait distinguer les formes courtes et longues des formes minces et épaisses, et enfin des formes intermédiaires.

Au point de vue morphologique, la ressemblance avec le Treponema Buccale (Cohn, 1875), que l’on rencontre dans la salive et le tartre dentaire, associé au Treponema dentium et au Treponema medium, est grande; d’après

Page 1