‹ Fustel de Coulanges (volume 2)Chapitre 11 sur 96 · Année littéraire de Yapereau, 1865, p · texte numérisé non relu

Année littéraire de Yapereau, 1865, p

du bout des lèvres et comme à regret. Sainte- Beuve et faine lui rendirent pleine justice.

Mais ce fut surtout M. Tournier, un ancien camarade de l'auteur, qui l'apprécia le plus équitablement. a Si l'enchaînement rigoureux des idées, la hardiesse heureuse des vues, une érudition puisée tout entière aux sources, une savante et lumineuse ordonnance, un style exquis, suffisent pour faire un beau livre, nous en connaissons peu, disait-il, d'aussi beaux que la Cité antique^, » k l'Académie française, M. Pustel se mit d'abord sur les rangs pour le prix Bordin, bien qu'il craignît « de viser trop haut ». Son ambition n'avait certainement rien d'excessif; mais Guizot lui conseilla de se rabattre sur un des prix Montyon, et ce fut la récompense qu'on lui décerna. Pourtant, remarquait-il, ce j'ai songé beaucoup plus à la science qu'à la vertu et aux bonnes mœurs')). Il dut être singulièrement étonné d'être appelé par Villemain, un « publiciste )) dont l'étude était (( pleine de détails savants d'où sortaient

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