‹ Fustel de Coulanges (volume 2)Chapitre 12 sur 96 · Lettre du 22 mars · texte numérisé non relu

Lettre du 22 mars

32 FUSTEL DE CÛULANGES.

des idées et où Témotion produisait parfois l'éloquence * ». Il ne le fut pas moins de découvrir dans une revue catholique un article où Ton avait Tair déconsidérer son travail comme une lecture édifiante. « Ce n'est pas précisément à l'approbation des Jésuites que j'avais visé », disait-il à un ami '.

La Cité antique est trop connue pour que j'aie besoin d'en faire longuement l'analyse. Je me bornerai à rappeler qu'elle a pour objet de marquer le rapport intime qui existait entre les institutions des anciens et leurs croyances.

Remontant à leurs origines les plus lointaines, l'auteur prouve que ces populations « envisageaient la mort non comme une dissolution de l'être, mais comme un simple changeinent de vie », que pour elles l'âme et le corps étaient à jamais inséparables, que lé défunt restait à peu près tel qu'autrefois, qu'il lui fallait un tombeau pour demeure, des aliments pour calmer sa faim, du vin et du lait

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