‹ Fustel de Coulanges (volume 2)Chapitre 25 sur 96 · Revue politique et littéraire ^ 8 février · texte numérisé non relu

Revue politique et littéraire ^ 8 février

La partie la plus délicate peut-être de la besogne d'un professeur de Sorbonne, c'est l'examen de doctorat. Voici comment il définissait lui-même sa manière, en contraste avec celle d'un de ses prédécesseurs qui avait un peu trop l'habitude des effusions morales.

« Vous êtes témoin qu'à aucune soutenance je n'ai trouvé le moyen de parler de Dieu, de justice, ou de liberté. Une erreur a telle page, une erreur à telle autre page, un vice de méthode, voila tout ce que je savais dire.... En vingt-cinq ans, pas une phrase éloquente n'est sortie de mes lèvres *. » Il y avait dans cette affirmation un excès de modestie. M. Fustel ne se contentait pas de reprocher aux candidats quelques textes mal interprétés ou quelques assertions téméraires . Il n'était pas rare qu'embrassant à son tour l'ensemble de la question traitée, il substituât au système en discussion un système tout nouveau qui résolvait parfois le problème. Les idées générales abondaient, quoi qu'il en dise, dans son argu-

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