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SA MÉTHODE HISTORIQUE. l63
niers travaux des modernes »; de T^utre^ « ceux que les plus beaux travaux de l'érudition ne satisfont pas pleinement, qui doutent de là parole du maître, chez qui la conviction n^entre pas aisément, et qui d'instinct croient qu'il y a toujours à chercher* ».
M. Fustel se rattachait à la seconde de ces écoles. La lecture d'un livre quelconque d'histoire, loin d'entraîner d'emblée son assenti* ment, éveillait sa défiance. 11 était naturellement enclin à écarter les opinions reçues, même quand elles avaient les avantages- d'une longue possession. Toutes d'après lui étaient sujettes à revision, et il n'était pas d'humeur à en accueillir une seule, les yeux fermés. Dans chaque question, il lui paraissait préférable de « faire d'abord table rase », de ne rien accepter sur la foi d'autrui, et de tenir en suspicion tout ce qu'on avait publié antérieurement.
On ne saurait nier qu'il n'y ait là quelque exagération. Si l'histoire est une science, il faut qu'elle procède comme toutes les sciences,