Questions historiques^ p
tinct Tétranger puissant, autant il l'aime par vanité » , que , si les Romains ont été une nation conquérante, c'est moins par amour de la gloire que par amour de l'argent*, que les Grecs du moyen âge, « très subtils en matière de controverses théologiques », étaient plus soucieux « de philosopher que de croire ' », que « plus une .religion est grossière, plus elle a d'empire sur la masse du genre humain' », que « le cœur du paysan n*est pas fait de telle manière qu'une loi qui l'attache à son champ lui paraisse d'abord inique et cruelle* », qu'il est assez ordinaire que « les mêmes hommes affaiblissent l'autorité sans s'en douter et lui reprochent ensuite d'être trop faible'*». Il était i surtout très habile à dépeindre l'évolution morale des peuples et la mobilité de leurs opinions, et c'est à cela qu'il apportait tous ses ^ soins, étant persuadé que « le fond de la science
historique, c'est l'observation de la continuité