Les Transformations de la royauté, p
SA PHILOSOPHIE DE l'hISTOIRE. 207
£ut pour eux une cause Je faibles'se. « Com-' mander au nom de Dieu, vouloir régner par lui et pour lui quand on n^est qu'un homme^ c'est s'envelopper d'un réseau d'inextricables difficultés. L'idéal en politique est toujours dangereux. Compliquer la gestion des intérêts humains par des théories surhumaines, c'est rendre le gouvernement presque impossible*. » Ce n'est pas par des principes rationnels qu'on mène le monde, c'est par l'intérêt ; tel est l'axiome que répète à satiété M. Fustel de Coulanges. Il n'ignorait pas que dans IsiCité antique il avait dit précisément le contraire, qu'il y avait soutenu que les sociétés primi* tives avaient été régies par leurs croyances, (c qu'elles ne s'étaient point demandé si les institutions qu'elles se donnaient étaient utiles, que ces institutions s'étaient fondées parce que la religion l'avait ainsi voulu, et que ni l'intérêt ni la convenance n'avaient contribué à les établir * ». Mais, ajoutait-il^ cette réflexion n'est vraie que des âges les plus lointaine de l'hu-