‹ Fustel de Coulanges (volume 2)Chapitre 80 sur 96 · Nouvelles recherches, p · texte numérisé non relu

Nouvelles recherches, p

les tribus en marche. La propriété véritable nç se comprend que dans une société sédentaire et agricole. Les hommes sont probablement demeurés étrangers à cette institution tant qu'ils ont été réduits à la condition de pasteurs et de chasseurs. Il a dû par conséquent s'écouler à l'aurore de l'humanité une période de plusieurs siècles peut-être, où nul n'avait la pensée de revendiquer la possession exclusive d'une parcelle quelconque de terrain.

Mais les partisans de la. thèse communiste vont beaucoup plus loin. Ils ne se bornent pas à dire que « dans l'état sauvage la propriété foncière n'existait pas )>. Ils ajoutent que même des sociétés agricoles, même des peuples organisés, ont vécu sous le régime de la communauté, tf Ces hommes qui labouraient, semaient, moissonnaient, plantaient, n'ont pas songé de longtemps à s'approprier le sol qu'ils travaillaient. Ils n'ont conçu le sol que comme appartenant à tous. C'est chaque peuple qui a été d'abord propriétaire du territoire entier*. »

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