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Fustel de Coulanges

M. Fustel de Coulanges (Numa-Denys) nnquit à Paris le 18 mars 1830, d'une famille d'origine bretonne. Ceux qu'intéressent ces sortes de problèmes se demanderont peut-être par quels traits intellectuels et morau^x il rappelle la Bretagne. En dehors d'une certaine obstination, timide dans la forme, mais très ferme dans le fond, il n'apercevait rien en lui-même qni fût spécialement breton, et j'avoue que, dans une matière aussi délicate, je ne me pique pas d'être plus perspicace que lui. Son

tcDDiit de vaisseau en retraite, étunt ques mois après sa aaissance, ce fut -père ({UÎ dirigea son éducation avec lont M. Fustel le louait encore vers a vie. II n'était pas moins reconnais- Ts M. Massin, qui, en l'accueillant

institution, avait fourni à l'écolier □e le moyen de suivre les classes du rlemagne '.

1 k l'Ecole normale en 1850, dans un liocre. Déjà sa vocation historique litement arrêtée. En seconde et en ;, il s'était nourri des admirables

Guizot sur la Civilisalion en France, vAiX éprouvé une forte impression; il 1 tard que ce livre « était le premier fement frappé son esprit ' a,

normale se trouvait iilors ussujettie

de défiance que lui imposait le parti î, tout-puissant dans l'Assemblée . Quoiqu'elle n'eût jamais été « plus

\ cet homme excellent, disait-il, que je dois la !2 mars 1365 à H. Perrol.

LES DEBUTS

cnlme, mieux disciplinée, plus laborieuse * », elle s'était vu enlever au mois de juillet précédent soD directeur, M. Dubois, de qui le gouvernement ne pouvait attendre la moindre complaisance pour l'exécution de ses desseins; car on savait m qu'il était un point oii le respect de la liberté lui paraissait chose sainte et sacrée, c'était en tout ce qui touche uux droits de la conscience religieuse ou philosophique *. » I) lut remplacé par M. Michelle, ancien élève du petit séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, catholique ardent et sincère, très iié jadis avec le cardinal de Rohao, qui avait essayé de l'entraîner dans le clergé.

M. Michelle eut pour consigne de rendre l'École « chrétienne », et cette tâche répondait si bien à ses convictions intimes qu'il y apporta toute la résolution qu'exige l'accomplissement d'une mission religieuse. Bientôt débarrassé de son sous-directeur, M. Vacherot, puis, après le 2 décembre 1851, vigoureuse-

1. Vocberot, duna te Compte rendu dei irancet demie dea teiintet moralei. t. Cll[ (1875), p. 581.

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