I.a Cité aitlijue, p. 3, Je cile d'aprèa la T édition
2. Lettre du 25 octobre 1864 ù M. Porrot : « Tu peux croire combien j'ai été suvpria moi-même, lorsqu'en regardant de près à la religion dea anciens, j'ei vu (on du moins cru voir) deui religions, et non pas une. J'ai d'abord rejelé bien loin cetle idée, je n'en voulais pas, je lui si résisté de toutes mes Torces. J'ai été pourtant contraint de l'admettre. et ce qui m'; a contraint, c'est une foule de Taita, notamment de faits liturgiques, qui présentent la religion des morts comme absolument opposée à l'outre et sans oucun lien STec eui. Que les m^mcs bommea aient eu ainsi deux religions, cela étonne; mais cela n'est pourtant pas invraisemblable. Prends le premier paysan d'aujourd'hui; tu en
des pointa les plus importants
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veau « se prêtait mieux que le culte des morts aux progrès futurs de l'associatioD humaine' ». Il était, en effet, accessible à toutes les fiiinilles, el il pouvait par suite leur servir de trait d'union. C'est lui qui présida à la naissance des cités, en groupant autour d'une divinité commune des familles que leurs cultes particuliers avaient jusque-là isolées.
La cité se modela d'ailleurs sur la famille.
Jllle eut son foyer, son dieu, son culte. Tout chez elle subit l'empreinte de la. religion. Ses rois furent à la fois des prêtres et des magistrats. Ses lois furent « un ensemble de rites, de prescriptions liturgiques, de prières aussi bien que de dispositions législatives », et passèrent longtemps pour sacrées. La participation au culte officiel fut la principale prérogative du citoyen, et l'étranger fut regardé comme un ennemi, par cela seul qu'il en était exclu, « La religion, qui avait enfanté l'Etat, et l'État, qui entretenait la religion, se soutenaient l'un ,
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