‹ Fustel de CoulangesChapitre 19 sur 82 · LA CITE ANTIQUE. M · texte numérisé non relu

LA CITE ANTIQUE. M

de croire qu'il nous la montre sous tous ses aspects. Les anciens, en un mot, ont eu les sentiments et les idées qu'il leur prête; mais ils en ont eu aussi beaucoup d'autres dont il ne parle pas, en. sorte que ceci n'est pas toute la cité antique, mais plutôt la cité antique envisagée sous un jour particulier.

On voit ce qu'avait encore de défectueux la méthode de M. Fustel. II serait tout à fait injuste de prétendre que quelques vagues indices lui suffisaient pour se former une conception a priori des choses et qu'ensuite il se contentait de demander aux documents la confirmation de ses hypothèses. C'est seulement après de longues recherches préliminaires qu'il arrêtait !es grandes lignes de son système sur un sujet donné. Mais une fois que la vérité lui était apparue, telle du moins qu'il l'entendait, elle exerçait sur son intelligence une action ' si puissante qu'elle le rendait presque incapable de rien apercevoir en dehors d'elle. Les yeux toujours fixés vers ce point lumineux il ne se détournait jamais de la route qui y conduisait. Il acquérait ainsi une notion très

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FirSTEL DE COULANGES.

exacte de l'étroit espace de terrain par où il passait; mais comme il évitait de jeter un regard curieux à droite et à gauche, il en connaissait peu les alentours, et il ne pouvait par conséquent offrir au lecteur un tableau où se trouvàtreproduit dans toute son ampleûrTensemble du paysage.

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