‹ Fustel de CoulangesChapitre 30 sur 82 · DES INSTITUTIONS POLITIQUES · texte numérisé non relu

DES INSTITUTIONS POLITIQUES

gieDoe se rapprocha beaucoup du régime impérial. La royauté n'était pas élective, mais héréditaire. Quand elle n'était pas acquise par la guerre civile, elle se transmettait comme un bien patrimonial, u en vertu de l'ordre naturel de succession ' ». On pouvait même la léguer « par testament ou par simple déclaration de volonté * ». u Seulement deux choses étaient nécessaires : d'abord l'acte de reconnaissance et d'installation, ensuite la prestation du serment de fidélité » par tous les sujets.

L'autorité monarchique n'était tempérée ni par l'aristocratie, ni par le peuple. Les grands ne formaient pas une noblesse de naissance et n'avaient aucun pouvoir propre; ils n'étaient que de hauts fonctionaires et ils tiraient toute leur puissance de leurs charges. Le roi avait coutume d'en réunir quelques-uns autour de lui, quand, il avait une résolution ii prendre; il vint même un moment, au vii« siècle, oii il s habitua à convoquer, sinon chaque année, du moins à de fréquents intervalles, tous les digni*

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