‹ Fustel de CoulangesChapitre 36 sur 82 · HISTOIRE OES INSTITUTIONS POLITIQUES · texte numérisé non relu

HISTOIRE OES INSTITUTIONS POLITIQUES

« Soyez sûr, me disait M. Fustel de Coulanges quatre jours avant sa mort, que ce que j'ai écrit dans mon livre est la vérité. » Une affirmation si nette, faite en un pareil moment, par un homme qui avait la pleine possession de ses facultés, mérite apparemment d'être notée; non qu'il faille nécessairement y adhérer; mais on avouera, je pense, que ce langage devait être l'expression d'un sentiment très sincère.

Cette conviction témoigne que M. Fustel se flattait de n'avoir rien épargné pour atteindre la vérité, et il n'y avait là de sa part ni aveu glement ni infatuation. Ce qu'il a dépensé d'efforts et de talent dans ces six volumes cgI incroyable. Je doute qu'il ait laissé un seul texte, même très secondaire, sans l'examinei à la loupe. On a prétendu qu'il se plaisait interroger surtout les documents juridiques, el qu'il se souciait trop peu de toucher du doigl la réalité. 11 a pourtant professé vingt fois le contraire. « Dans les lois, dit-il, nous voyons les règles abstraites suivant lesquelles la justice était rendue. Dans les récits des écrivains.

d;,GoogIc

Page 1