‹ Fustel de CoulangesChapitre 9 sur 82 · CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni

La Cité antique.

C'est à Strasbourg que M. Fustel de Coulanges écrivit et publia la Cité antique. M. Guigoiaut, si compétent, comme on S3tt, pour tout ce qui concerne les croyances des anciens, avait été frappé de l'originalité des vues qu'il avait esquissées dans sa thèse sur le culte de Vesta, et il l'avait engagé à les développer dan» quelque ouvrage plus approfondi. M. Fustel ne manqua pas de suivre cet avis, et pendant six ans il consacra à cette besogne tous les loisirs que lui laissait son enseignement.

Retardé par la préparation de ses leçons de faculté et par l'état souvent précaire de sa

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santé, il avança beaucoup moins vite qu'il n'eût voulu. Nous voyons par sa correspondance qu'en 1862 il n'avait pas encore commencé la rédaction de son livre; il comptait seulement étudier ce sujet dans son prochain cours '. Ce fut en efiet la question qu'il traita du mois de novembre 1862 au mois de juillet 1863, et en février 1864 le volume était prêt pour l'impres-

Ce chef-d'œuvre eut grand'peîne à trouver un éditeur. Durand consentit enfin à le recevoir en dépôt, pourvu que l'auteur en fit tous les frais. Le public l'accueillit avec assez de faveur. On avait tiré à 660 exemplaires, et en mars 1865 le libraire réclamait déjà une seconde édition. Quelques critiques mpntiièrent par leur sévérité qu'ils n'avaient rien compris au système de M, Fustel '. D'autres le louèrent

1. LeUre du 13 juillet 1863 à H. Perrot : « Je reite Gdèle, pour quelques années encore, à notre antiquité grecque et italienne. J'ai conliooé à m'en occuper un peu dans oeis deui dernières années, sans rien écrire,' il est vrai; mais je compte l'année prochaine traiter dana mon cours le sujet de la a Cité antique o, et il n'est pas impossilile que

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