‹ FuturaChapitre 102 sur 131 · ACTE V. — SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE V. — SCENE I

l'homme.

J'ai cru que la parole était la grande épée?

l'europe.

Le canon va parler puisque vous êtes sourds !

l'homme.

Les grands coups de canon ne sont plus les discours?

l'etrope. Que l'incendie éclate et que le sang ruisselle!

l'homme.

Mais la guerre, voyons, n'est donc pas morte?

l'europe.

Oui, celle Des provinces, mais non celle des nations.

l'homme.

Tiens !

l'allemagne.

D'où sort cet intrus avec ses questions? Sinon au fer, à quoi veux- tu qu'on en appelle Lorsqu'on ne s'entend pas? La paix perpétuelle, N'est-ce pas? Il est temps de chasser ce fou!

LllUMME.

C'est Ce que nous répondions quand on nous annonçait La paix entre Picards et Bretons.

L'Allomapno se l;iil. I/hoiiune (•(Mitinuc.

La plus forte Des preuves, je la suis. C'est une guerre morte Qui te parle. Tu vois, la guerre peut mourir. Je te dis, moi pour qui le sol va se rouvrir, Que la tienne mourra comme est morte la nôtre. Pourquoi ce qui s'est pu d'une province à l'autre Ne se pourrait-il pas de pays à pays?

Si vous vous haïssez, nous nous sommes haïs. Si vous avez vos lois, nous avions nos coutumes. Vous êtes aujourd'hui ce qu'autrefois nous fûmes, Soyez unis ainsi que nous étions discords. Il est temps que l'Europe aussi devienne un corps Ayant les nations pour membres. Tout s'enchaîne. De l'enfant qui fait l'homme au gland qui fait le chêne, Tout grandit. L'embryon est le vrai conquérant. Vos petits parlements, c'est bien; à quand le grand? A quand le parlement — pas d'Europe, c'est mince, L'Europe n'est encor qu'une grande province — A quand les Continents-Unis? Je vous le dis, Moi le dur combattant du combat de jadis,

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