ACTE V. — se EN H I. 2lo
Moi le provincial démodé, Finlrépide D'une lutte à présent impossible et stupide, Moi la guerre enterrée et que mangent les vers, Je vous déclare à tous la paix de l'univers. Et j'attends pour rentrer dans la terre profonde Que vous ayez ouvert le parlement du monde !
L;i siiUe s'élai'git et s'ciniilit de rcprésciil.iuls du monde eiitici'. Fniisl pri'side.
FAUST
J'ouvre la session du parlement humain.
La parole est la mère auguste de demain.
Vous allez, d'une voix que rien ne fera taire,
Tout produire au grand jour, et dans toute la terre
Jeter le dialogue international.
Par ce prodigieux porte-voix, le journal.
Fils, la parole agit plus que l'action même.
L'action récolte, oui, mais la parole sème!
Semez, parlez! jetez le bon grain à plein poing!
D'abord, la paix de l'homme avec l'homme n'est point
Toute la paix : il faut aux époques futures
La paix de l'homme avec toutes les créatures
Qui saignent sous nos pieds ou pèsent sur nos fronts
Et qui souffrent par nous ou par qui nous souffrons.
.Nous la IVi'c^iis ! (jirils soient nos martyrs ou nos niaîlres, Amis, nous étendrons la paix à tous les êtres Kl nous aurons, vainqueurs miséricordieux, Pitié des animaux en bas, en haut des dieux.