ACTE 1. — SCE-NK I
FAUST
Malgré toi.
LE PAYSAN
\oilà qui serait drôle 1 (Jiii donc l'a fait?
FAUST
C'est toi , si j'en crois ta parole.
LE PAYSAN
.le l'ai l'ait. C'est mon fils, au nom de quelle loi Me le prendrais-tu donc ? Mon enfant est à moi ! Depuis quand les enfants ne sont-ils plus au père? Je voudrais bien vous voir... — Mais voici le repaire. Biaise va nous montrer l'endroit
BLAISE, outrant dans le jardin et allant à nnc eiablo.
Tenez, ici.
FAUST
liolà!
SECOND PAYSAN, apparais^^ant à iino ikjiio.
Qui vous permet de violer ainsi Ma maison? .
FAUST
Ouvre -non S.
SECOND PAYSAN
Que le diable m'emporte Si je vous obéis riiez moi !
FAUST
Force/ la porte.
SECOND PAYSAN
Qu'on y vienne!
PREMIER PAYSAN
On y vient !
11 se jottc, cl Irs travailleurs avec lui. sur la purle do l'elablo. Le seroiid paysan essaye de résister, ou le repousse. La porte brisée, on voit, un fumier sur Iccpicl g:it un petit gareon de lïigc de Biaise, demi-mi et nioriliond.
PREMIER PAYSAN
Voyez-vous? Pauvre en fan I Un père assassiner son tils ! Le cœur se fend D'iiorreur. C'est nous, Sulpice. On dirait un fantôme. Nous allons t'emmener!
FAUST
Dis son fait à cet homme.
PREMIER PAYSAN, au second.
Ail ! gredin ! Ah ! sans cœur ! bourreau de ton garçon ! Quel crime a-t-il commis, qu'il est pis qu'en prison?