‹ FuturaChapitre 13 sur 131 · ACTE I. ~ SCÈNE T · texte numérisé non relu

ACTE I. ~ SCÈNE T

Leur croissance en histoire, en art, en tout; peut-être

Cette comparaison te fera reconnaître

Dans quel honteux état de dépérissement,

A quelle extrémité de racornissement

Sa misérable enfance, au dedans, est laissée

Et quelle naine maigre et pille est sa pensée !

Autre grief : tu vois la vermine ronger

Sulpice? Lorsque Biaise était dans ce verger,

Qu'y faisait -il? d'où vient qu'il trouve inopportunes

Les voix qu'il peut entendre et qu'il lâche les prunes?

Il volait! Sur ce point encore, ton enfant

N'a pas près de Sulpice un lot bien triomphant,

L'un rongé par les poux et l'autre par les vices.

Quoi que cet homme ait fait, il faudrait que tu visses

Ce que tu fais toi-même avant de l'accuser.

Et tu serais prudent peut-être de peser

Lequel des deux commet l'acte le plus infâme,

Le meurtrier du corps ou l'assassin de l'àme !

PREMIER PAYSAN

Tous ces raisonnements où je ne comprends rien...

FAUST

Donne-moi ton enfant, ou laisse-lui le sien.

PlJHMlKll PAYSAN.

On ne })eul pas laissor un corps sans nouriiliiio !

FAUST

On ne peut pas laisser un esprit sans lecture! — Prenez ces deux enfants.

SECOND PAYSAN, résishuit.

Je mords!

PREMIER PAYSAN, lésisliint.

Je suis brutal !

On les inainlient cl on prend les enfants. FAUST.

C'est bien. L'un à l'école et l'autre à l'hôpital. Et nous les guérirons, car ce sont deux malades. En marche!

A (jiielfiue di.siance, luic foule.

LA FOULE, à FansL.

Sois béni par toutes nos peu|)lades!

Je mourais, mais devant ta lîlle je renais. 0 divin Faust, ayant appris que tu daignais Te charger des enfants, nous t'amenons les nôtres.

FAUST

Continuons.

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