‹ FuturaChapitre 18 sur 131 · ACTE I. — SCE.NK II · texte numérisé non relu

ACTE I. — SCE.NK II

J'ai mes rossignols : les vers; et j'ajouLe Qu'ils chantent l'hiver, eux, comme l'élé.

Je ne t'entends pas , quel destin sinistre ! Ni le chien qui jappe après mes talons , Ni l'àne qui hrait, ni dans les salons Tous les intrigants louer le ministre,

Ni dans les cafés tous les polissons Du front du génie insulter le lierre.

J'entends Cervantes, Tacite, Molière Et Dante. Sophocle et moi, nous causons.

Nul éloignement n'éteint ni n'altère Mon ouïe énorme. Un journal ouvert.

Et j'entends d'ici parler le Cap -Vert.

Je suis l'auditeur de toute la terre

Et de tous les temps ! J'entends les débats Du Forum, et ceux du Pnyx, et Socrate Pardonner sa mort à sa ville ingrate , Et ce que lui dit son démon tout bas,

Et le premier mot prononcé par l'homme Sous le regard d'or du premier soleil.

FLTUIÎA.

El, quand le serpent soiiHle son conseil, Le bruit des dents d'Eve à travers la pomme!

Tu vois que j'ai droit d'être le moqueur; Je ne le suis pas, quelque droit que j'aie; Les infirmités n'ont rien qui m'égaie, Moi. Je te plains, fils, du fond de mon cœur.

Le sourd est celui qui ne sait pas lire. J'ai pitié de toi! j'ai pitié de toi!

Apprends l'alphabet, vite! — Et laisse-moi, Pauvre petit sourd, écouter Shakspeare.

L EAFANT.

('ul-de-jatte! avait dit l'autre brutal.

Puis, sourd! Ils se sont ])artagé les rôles...

— Tiens ! d'oij sort ce vieux dont les yeux sont drôles?

Aveugle! C'est donc ici l'hôpital?

Sans guide ni chien ! je crois qu'il est ivre. Essayons encore une fois. — L'ancien, Est-ce que tu veux que je sois ton chien? Cet aveugle au moins n'aura pas de livre!

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