‹ FuturaChapitre 29 sur 131 · FOULE · texte numérisé non relu

FOULE

LE JUGE, au soldat.

ïii nous reviens enfin de la guerre lointaine Où le sang ruissela sous ton fer redouté. La Victoire, qui t'a nommé son capitaine, Ombrage de lauriers ta figure hautaine, Et la Force se tient debout à ton côté.

La Force est sainte. A moins qu'elle ne les escorte , Les droits existent peu. Sans elle, tout décroît, Le bien souffre, la loi n'est qu'une lettre morte. C'est pourquoi, moi qui suis la Justice, je porte La balance au poing gauche et le glaive au poing droit.

Le magistrat prononce et le soldat applique. Nous avions plusieurs fois déjà prémédité De nous donner à toi. Donc, sans adresse oblique, Dans la robuste main prends celte République, Et sois notre empereur avec hérédité.

LE SOLDAT

Silence, drôle! Et tâche un peu de me connaître. J'aurais besoin, pour être empereur, tzar ou roi, Qu'un gredin comme toi daignât me le permettre? .le te trouve insolent de me vouloir pour maître ! ï'ofïrir, c'est supposer que tu n'es pas à moi.

.le...

Apercevant Faust.

Mais n'est-ce pas toi dont la sorcellerie A gêné mon épée et qui m'as obscurci Le cerveau? J'ai cru voir... Je consens qu'on en rie. Viens-tu recommencer ta fantasmagorie En plein jour et devant mes gens d'armes? Merci.

Est-ce ce qui t'amène? Alors, vite. Habâchc

Ton grimoire. — Mais non, c'est que la peur t'a pris;

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