SCENE II
Une rue.
L'EMPEREUR et son ÉÏAT-MAJOR
l'empereur.
Ah! ce sont ces maîtres d'école Dont on nous parlait en chemin !
Ces croyants au progrès humain !
Ces rabâcheurs de la parole !
Ce sont eux et leurs écoliers !
Nous allons voir si leurs doctrines Ecarteront de leurs poitrines Les balles de mes fusiliers !
Cette fois, nous avons affaire, Fils, à notre ennemi profond.
tUTURA.
Ceii\ qui font cl coux (jiii défont Sont en présence. A qui la terre?
A nous! liemercions, guerriers, Ces scribes du combat qn'ils osent.
Chargeons-les raide ! Et qu'ils opposent A nos canons leurs encriers !
Pas de prisonniers. — Leur vil groupe Augmente, et j'ai vu de mes yeux S'y joindre du peuple. Tant mieux !
Je donne la ville à la troupe.
Saccagez-la ! supprimez-la !
Qu'on cherche la cité superbe
Et qu'un berger, montrant de l'herbe,
Dise : Je crois que c'était là!
Vous pouvez piller. Je vous livre.
En bijoux, en meubles dorés, En femmes, ce que vous croirez Pouvoir vendre, — mais pas de livre.
Bridez-les ! Rien n'est plus pressant.
Dans le palais et dans le bouge.