ACTE II. — SCKiNE IIJ
Nous aidons le soldat : quand le péril a fui,
Il nous ignore, et croit que sa force est en lui
Et, dans sa vanité, veut toute la victoire
Pour lui tout seul. De là, des querelles. L'histoire
Sait les duels de l'empire et de la papauté.
Nous acceptons la lutte avec tranquillité,
Certes! Nous avons vu Dieu prisonnier de l'homme.
Le Vatican forcé. Pie arraché de Rome
Et traîné jusqu'en l'rance, et des verrous hardis
Insulter dans sa main les clés du Paradis !
Et puis? Le vent du ciel a soufflé sur la plaine,
Et le Seigneur a dit : Assez ! et Sainte-Hélène "
A pris l'homme, et, pendant que l'empereur d'un jour
Agonisait, sans trône et captif à son tour
Pour que le châtiment eut la forme du crime,
Ses frères demandaient asile à sa victime,
Et le martyr, debout sur la seule hauteur,
Bénissait les débris de son persécuteur.
Nous sommes forts. L'Eglise à Dieu même s'adosse
Et ne peut cheoir sans lui. Soufflets au sacerdoce,
Les confiscations, les exils, les prisons.
Les rois peuvent cela; nous les en méprisons;
Les églises en ont vu tomber, des Bastilles I
Mais il vaut mieux pourtant éviter ces vétilles;
Et que cet empereur sache dès aujourd'hui