ACTE II. — SCENE V. iO.i
Et la ville va voir les amis disparaître
Avec ta sainteté. Vite, je suis ton maître,
Finissons. J'ai la force, et je vais en user.
Toute phrase serait inutile. Un baiser.
Allons. Et ce n'est pas par amour, je t'assure,
Qu'il me plaît de l'avoir, ni même par luxure,
Ce n'est que par vengeance et que par intérêt.
Les bandes que ta chaste apparence attirait
N'ont qu'à chercher ailleurs un front qui les rallie î
Et, comme je te veux absolument salie,
Après moi tu seras à tous mes officiers ,
Puis les soldats noueront sur loi leurs bras grossiers,
Et tous le cracheront leurs baisers sur les lèvres.
Et, quand tu sortiras de leurs hideuses fièvres.
Va-t'en, fdle! et qu'alors ceux que tu dirigeas
Adorent, s'il leur plaît, le rebut des goujats!
Je jure par l'ennui que grâce à loi j'endure
Que la blancheur sera ce soir un tas d'ordure ,
Un objet que le pied craint de toucher et dont
La rue a honte ! — ■ Viens !
FUTUR A, pctnliéc.
Mais quel monstre es-tu donc?
L EMPEREUR
Viens-tu?
FUTUHA.
Non! Ce n'est pas possible! Ta menace Ne vent que m'cffrayer!
l'empereur, l;i prenant anx cheveux.
J'empoigne ta tignasse!
Fenses-tu que ce soit tout de bon? C'est par moi Que tu vas commencer. Ah! tu trembles!
Pour toi.
L EMPEREUR
Pour?... — Ah ! j'y suis. Ta troupe enfoncera la mienne? Je serai prisonnier, et ce soir pour ma peine Décapité?
Ton vrai péril n'est pas ta mort.
Qu'est-ce donc?
L EMPEREUR
C'est la mort de ton âme.
l'empereur, la lâchant et riant.
D'abord,