ACTE II. — SCENE V. Ii
FUTUR A, s'y jetant.
Mon père !
l'empereur.
C'est ta fille !
Et quand je la tenais, j'ai bêtement perdu Le temps en verbiage! et je t'aurai rendu, A toi ! ta fille intacte ! Ah ! tempête et furie I C'est encore un effet de ta sorcellerie ! Mais qui pouvait penser que ce ramas romprait Mes lignes? Je causais! — Désarmé !
A Faust.
Je suis prêt.
FAUST, aux écoliers.
Emmenez-le.
l'empereur.
Pourquoi pas ici? Mon épée Est bonne, et ça fera plaisir à ta poupée.
FAUST
Tu vas être jugé.
l'empereur.
Farceur!
FAUST
Prépare-toi
KUTCHA.
Personne n'est frappé chez nous que pur la loi. Vois ce que tu peux dire et ce que tu veux laire. La justice attendra.
L EMPEREUR, raillant.
Justice militaire?
FAUST
Non.
L EMPEREUR
Non? Ah oui, tu crains que l'esprit de métier Ne pousse des soldats à me faire quartier? De fait, tous ont au moins brûlé quelque village, Et ces honnêtes gens pourraient sur le pillage Ou le viol ne pas avoir ton préjugé.
Oui, tu vas me livrer à des pères dont j'ai Assommé les petits enfants à coups de crosse?
Non,
FAUST
L EMPERKI R.
(le ne serait pas encore assez féroce?
Tu préfères, je vois, des paysans à qui .l'ai pi'is leur argent?
Non.
ACTt: IL — SCÈNE V. llli
l'empereur.
Qui donc sera-ce?
Enlri' Jf jiiyc.
FAUST, le d('si-n;uit.
Lui.