ACTE III. — SCKiNE V
La terre est une page et le ciel est le livre. Nous lisons, et la mort nous tourne les feuillets.
Après cette existence aux faims inassouvies, Une autre nous attend, que plus d'une autre suit. Et l'âme trouvera dans la mort plus de vies Que le regard ne voit d'étoiles dans la nuit.
Mourir, c'est simplement l'autre façon de naître. L'homme a droit d'être heureux sans lâches abandons Et pour se consoler n'a pas besoin du prêtre. On peut nous confier les morts : nous les rendons.
Vous qui d'absents aimés sentez encor l'étreinte Et dont les tristes yeux sont un double ruisseau, Restez et regardez notre fosse sans crainte. Fiancés, c'est un lit; mères, c'est un berceau!
Ceux qui s'élaienl éloignés reviennent.