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ACTE lY

SCÈ^E I

Une montagne.

Parait un homme.

LA MONTAGNE

Salut, vivant ! Je suis fière de ta visite,

Et je voudrais pouvoir t'offrir un plus beau site;

Daigne pourtant t'asseoir et rester un instant.

Causons. Quoi de nouveau chez vous? Est-on content?

Que prêche le théâtre, et que pense la rue,

Et que fait l'atelier? De combien s'est accrue

La somme de lumière et de fraternité

Que chaque siècle lègue à votre éternité?

Toi, dans l'ardent foyer quelle est ton étincelle ?

Quel est ton versement à la masse? Ton zèle

Est-il de supprimer la faim, le froid, les pleurs,

Pour qu'étant plus heureux les hommes soient meilleurs ?

Es-tu celui par qui la guerre est terminée

ioO FUTURA.

Ou le Ivphus guéri? Fais-tu la clioniinéo

Contre Tliiver, le rail contre l'éloigncment?

Travaille vile alors! c'est le l'approchemenl

Oes peuples qui se fait dans celui des frontières.

Ks-tu le constructeur des mâtures altières

Dont le sillage noue entre eux les continents^,

Et dresses-tu parmi les agrès frissonnants

La hune d'où, malgré l'écume et le mystère

Et les lâches, Colomb rayonnant cria : Terre I

Est-ce toi qui te fais un matelot du vent

El de l'astre un pilote? Est-ce toi qui, trouvant

Que posséder le sol par la locomotive

El la mer par l'hélice est richesse chétive,

Cherches à l'arrondir de l'air par le ballon ?

Oserais-tu monter le dernier échelon

El, jusqu'aux univers hasardant ta pensée,

Tenter à travers cieux la grande traversée?

Ou, changeant de moyen, améliores-tu

Ta race en l'enseignant? car science est vertu.

Fais-tu du chêne fier l'humble banc de l'école

Où, comme le semeur jette son grain qui vole

Au champ qui souffre un peu lorsque le soc le fend.

L'alphabet sèmera ses lettres dans l'enfant?

Prends tous les miens; je vais t'aider à les abattre !

En fais-tu les gradins du sombre amphithéâtre

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