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ACTE IV. — SCENE II. Kil

Que dis-je? atténuer? le crime continue

En gloire, et le rayon le plus éblouissant

Dont resplendisse un front, c'est la tache de sang!

Le Droit n'accepte pas ces choix de la démence.

Qu'est-ce que le héros? un assassin immense.

Et tous les assassins n'ont ici qu'une loi.

.l'ai dit. Qu'allègues-tu pour ta défense?

l'empereur.

Et toi?

LE JUGE

Si ton intention était, par aventure,

De manquer de respect à la magistrature

Au point que je te tîsse arracher de ton banc

Pour qu'alors, condamnant un absent et tombant

D'un juge exaspéré par l'affront, la sentence

Perdît de son prestige et de sa compétence.

Ton calcul serait vain. Je suis déterminé

A tout entendre. Donc, sois aussi forcené

Que tu voudras, blasphème autant qu'il peut te plaire,

Tu tâcheras en vain d'obtenir ma colère.

Et tous reconnaîtront à mon œil calme et froid

Que ton juge n'est pas un homme, mais le Droit.

Le plus sage pour toi serait de te défendre.

Voyons, te défends-tu?

162 FLTLHA.

L rMPERElR.

Je vais bien le surprendre Oui. Sois stupéfié, j'accepte pleinement Ta juridiction; tombe d'étonnement, Je déclare très haut, et sans nul subterfuge, Que je ne pouvais pas avoir un meilleur juge; Reste abruti, l'arrêt que tu vas prononcer Sera sacré pour moi ; ce n'est pas m'avancer Beaucoup, je le connais. Il est d'une logique Rigoureuse qu'après la harangue énergique Où tu donnais ta ville et le monde aux troupiers. Tu me coupes le cou, m'ayant léché les pieds ! Tu voudrais m'épargner, tu n'en serais pas libre. Tout homme sérieux doit mettre en équilibre Les actes de sa vie, et je t'accorderai Que ne me condamner qu'à mort est modéré Après m'avoir ofï'ert l'empire, et je confesse Que l'arrêt n'est pas même égal à ta bassesse. Donc, tu vas condamner — tu ne seras jamais Plus utile — celui qu'hier tu proclamais. La guerre, hier divine, est devenue infâme. Piller, tuer, régner par le fer et la flamme, C'est de l'ignominie — ou de la majesté. La morale, c'est toi qui l'auras attesté.

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