‹ FuturaChapitre 8 sur 131 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Une montée rocailleuse et épineuse.

FAUST, à une jkHIIc lillr qu'il lient, i)ar la main.

Viens, ma fille. La route est rude, et tes genoux Saignent. L'obscurité terrible est contre nous. Mais, tout là-haut, regarde, une aube pâle brille. Viens, Futura.

Il> montcnl et arrivent à un endroit où des gens Iravailleiil. LES TRAVAILLEURS.

C'est Faust! Que le père et la fille Soient bénis! Nous souffrons. Notre sol est jaloux Et dur, et pour épis nous donne des cailloux, On est toujours à l'œuvre, on a bien de la peine, Et pourquoi? pour mourir de misère, et de haine.

22 KUTUKA.

Car d'autres sont oisil's et lonl du longs festins. Mais on dit que tu viens pour clianger nos destins. Dans ce qu'on nous promet de toi, le pauvre est riche, La terre s'agrandit, la lande se défriche, Tu sèches le marais et ce vieil assassin Devient un nourricier, tu guéris le raisin, (".Inique bourg a son rail, le fleuve s'empoissonne, Et tous posséderont sans qu'on oto à personne. Pour effacer ainsi les besoins étouffants, Oue nous demandes-tu?

FAUST

Donnez-moi vos enfants.

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