ACTE IV. — SCÈNE III
Nous avez adopté celle ordonnance unique : Le châtiment, et puis toujours le châtiment. C'est toute l'hygiène et tout le traitement De votre médecine, et, si le malade ose Avoir une rechute, elle double la dose. Suppressions de droits civiques ou civils. Fers, dégradations, réclusions, exils, Travaux forcés, voilà les tisanes règnes Dans votre faculté; vous avez pour sangsues Les amendes; en fait de frictions, les coups De bâton et de fouet des gardiens sur les cous ' Des galériens et sur leurs côtes trop soignées Pleuvent, et le bourreau pratique les saignées.
Il m'a fallu me faire à votre procédé, El je n'ai pas sans peine été persuadé Que décoller quelqu'un lui cause un mieux sensible ; Mais, comme ce n'est pas une chose possible Que des législateurs soient inintelligents, (^e moyen vigoureux de rétablir les gens , Puisque vous l'employez, ne peut qu'être efficace. Dès lors, n'admettant plus le séné ni la casse. Je prends comme codex votre code pénal.
Donc, quand vous essayez la voix de Juvénal Parce que, pour guérir le mal, je le châtie, Votre indignation est de la modestie.
Kl VOUS êtes vraiment bien sévères pour vous Kii nie rangeant parmi les gredins ou les fous Pour (^e fait d'a|)pliquer votre propre dictame Kl de traiter le corps comme vous traitez l'àme.