ACTE IV. — SCÈNE IV
l'archiprêtre.
Et ton âme, l'est-ellc?
Repens-toi,
L EMI'EREUK.
De quoi donc?
l'archiprêtre.
INe raille pas, mourant !
l'empereur.
Ce n'est pas pour railler, je suis très ignorant.
Et, n'ayant plus grand temps, j'ai hâte de m'instruire.
Je me repentirai si tu veux bien me dire
De quoi?
l'archiprêtre.
De tout. De tes batailles, de tes vols. De tous tes exploits, sacs, fusillades, viols. De toute ta hideuse et fauve tragédie, Des hôpitaux poussant des cris dans l'incendie. Des enfants qu'on t'a vu joyeusement sabrer !
l'empereur.
De tout ce que tu m'as proposé de sacrer?
l'archiprêtre.
Te repens-tu?
Vainqueur, je serais providence Kl sauveur, lu mettrais tous tes clochers en danse, El, parfumé de tous les encens du saint lieu, Je serais assassin par la grâce de Dieu. Vaincu, je ne suis bon qu'à faire pénitence. Le juge m'avait dit cela, mais sa sentence N'est que l'expression du droit humain, tandis Que toi, c'est de la part de Dieu que tu le dis. Bien. Tu me demandais si mon àme était prête? Certes ! Je me repens très fort — de ma défaite.
l'arc m PRETRE.
Alors, baise le Christ.
l'empereur.
De bon cœur. Ce Dieu-ci Me va.
il l)aise le crucifix.
FOURRAILLO.N.
Capon !
l'empereur, à larchiprèire.
Veux-tu que je t'embrasse aussi?
Je désire beaucoup aider ton industrie.