ACTE IV. — SCENE IV. l'J
— Ah ! rempercur !
L'empereur monte d"ua pas Terme.
Bravo, monstre ! Il n'a pas bronché.
Il est aussi tranquille ici que sur son trône. C'est un beau scélérat.
A rurchiprélre, qui est monte après l'euipereur.
Tu vas perdre ton prône, Marchand d'ave. Ce prince a peu l'air d'un cafard.
LA VOISINE
Impie !
Elle se signe.
FOURRAILLON.
Excusez- moi si je parle sans fard, Mais les marchands chez qui vous vous êtes fournie N'en avaient plus. Là, là, pardonne, Virginie, Et ne m'embrasse pas.
Criant.
Silence !
Tous n'ont plus d'yeux et d'oreilles que pour l'éciiafaud. l' EMPEREUR, à la figure voilée.
Si tu crois Que ce voile te cache et que sous ses plis droits, Invisible, tu n'as même plus forme humaine, Tu le trompes. Je t'ai reconnue à ma haine!
Eh bien ? nous venons donc voir mourir le bandit?
Ton père souriait de pitié quand j'ai dit
Là-bas que ça ferait plaisir à sa poupée.
Depuis Hérodiade, une tète coupée
Est un cadeau qui fait très bien dans les écrins
Des femmes. Pare-toi de la mienne. Je crains
Que la noire épaisseur dont tout ton corps s'empêtre
Xe t'empêche de voir. (Vest pour ne pas paraître
Devant celui qui t'a tenue entre ses bras
Et par confusion que tu t'enténébras
De ce voile? Sois donc plus brave. Rassasie
Tes yeux ! Cette bourgeoise et plate hypocrisie
Déshonore le meurtre. Ah I les vierges jadis
Avaient dans ces moments mieux que des fronts hardis
Iphigénie était prêtresse de Diane
Et, loin de se cacher à ceux qu'elle condamne.
De sa main vigoureuse enfonçait le couteau.
C'est un geste plus fier que ton incognito !
Débarrasse-toi donc de ton nuage, étoile !
A ta place, vraiment, j'arracherais mon voile
Et je voudrais lancer seule le couperet
Et sentir dans mes doigts le coup qu'il frapperait !
Tu ne veux pas? alors, qu'un autre me dételle!
Au bourreau.
Viens-tu? ma gorge est prête.