LE DANEMARK
Nous avons un vieux compte, Norvège!
l'es PAGNE.
Guerre 1
TOUTE l'eUFIOI'E.
Guerre !
FAUST
Attendez !
Il regarde ;'t terre.
De la terre où tu gis Après tant d'action, surgis! surgis! surgis! Nous avons aujourd'hui besoin de ta visite. Je suis celui par qui le passé ressuscite. Debout ! Je te l'ordonne !
Sort do terre un homme.
l'homme.
A moi , les compagnons !
Vive Armagnac! et mort à tous les Bourguignons ! Mais qu'est-ce que j'ai fait de mes armes? Qu'on m'aille Chercher mon arquebuse et ma cotte de maille ! Vous êtes Armagnac puisque vous m'appelez. Sus à Bourgogne! Et, comme août Aiuche les blés, Fauchons les gens!... — Mais quoi ! cet air d'indifférence
•208 l-UTl HA.
FAUST
On ii'osl plus .Vriiiagnac, ni Bourgogne: on est France.
l" uom.mi:.
Oue (lis-lu?
FAUST
Que la France à présent est un corps hont les provinces sont les membres.
l'homme.
Quoi ! — Je sors De là-dessous, mes yeux sont encor lourds de terre, Je vois mal. — Est-ce donc qu'on ne fait plus la guerre De Gascon à Normand, de Picard à Breton? Si c'est cela, comment alors s'y prendra- t-on Quand deux villes auront une dispute entre elles? (^ar on n'est pas toujours amis. Dans les querelles, Je ne sais qu'un moyen de se mettre d'accord : (Vest de se battre. Alors c'est simple. Le plus fort A raison... — Mais, si j'ai bien compris ta doctrine. Qu'un jour le labourage offense la marine Ou que ceux des coteaux gênent ceux des vallons. Quel moyen avez-vous d'en finir?
FAUST
Nous parlons.