LE « CENTUPLE » DES JOIES INTÉRIEURES
rieur sont autant de trésors pour l'âme qui s'est doucement initiée à la piété sacerdotale. Les gens du monde peuvent vanter leurs affections familiales, le repos qu'ils goûtent au foyer, le « futur prêtre » jouit d'un bonheur incomparablement plus grand dans l'fnitimité du Christ, auquel il s'est éperdument attaché. D'ailleurs ce bien-aimé, il le retrouve partout : dès le Séminaire dans la personne de ses maîtres et de ses camarades ; plus tard il le rencontrera dans la personne du pauvre, du malade, de l'orphelin, de l'ignorant. C'est Lui, qu'ayant immolé le matin, il assistera, soignera, instruira tout le long du jour, selon ce qu'il a, dit : « Ce que vous ferez au plus petit d'entre les miens, c'est à Moi que vous le ferez » (1). Cette présence perpétuelle du Christ enchante ses « futurs prêtres » elles amène à produire avec une joie incomparable, les plus sublimes dévouements.
Qu'on ne vienne donc pas dire que le jeune homme, en renonçant au mariage pour se donner à Dieu, charge ses épaules d'un fardeau qu'il ne pourra pas porter ; qu'on dise encore moins qu'il se rendra malheureux en se privant de l'affection d'une épouse et d'enfants, puisqu'en faisant le sacrifice des joies de l'union conjugales, il acquiert, en échange de quelques pièces de billon, cette récompense merveilleuse promise aux âmes virginale" qui « suivront l'Agneau partout où il ira » (2).
(1) Mntth. XXV, 45.
(23 Apoc, XIV, 4.