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Commémoration, p

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Hambourg sont « innombrables ». M. Schœlcher a été bien bon d'ajouter foi à ce conte et de recommander aux dilettantes de la ville anséatique « de faire des recherches dans leur bibliothèque publique et dans leurs archives communales pour tâcher d'y découvrir tout ou partie de ces œuvres1 ». Mattheson2, du reste, a réduit cette histoire à néant. « Jusqu'ici, dit-il, nous ne savons encore rien de ces deux caisses. Dans l'album de Vichde 1704, il y a de Hândel deux menuets et la moitié d'un air. C'est tout. » Non, ce n'est pas tout, bien certainement, et laborieux comme l'était Hândel, il a dû écrire bien des choses qui se sont perdues : mais de là à deux caisses pleines, il y a loin.

Quoi qu'il en soit, le séjour de Hândel à Hambourg fut très favorable au développement de son talent de compositeur dramatique. Le génie de Keiser, dont les nombreux ouvrages sont pleins de mélodie et d'un charme jusque-là inconnu, contre-balança certainement dans une forte mesure la rudesse de l'enseignement scolastique de Zachau.

Pendant que ces événements se passaient, une occasion bien tentante s'offrit à Hândel de visiter l'Italie sans bourse délier. Le prince Gaston de Médicis, frère de Ferdinand, grand-duc régnant de Toscane, qui le vit à Hambourg et qui s'éprit de «

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