‹ G.-F. HändelChapitre 64 sur 118 · Commémoration. P · texte numérisé non relu

Commémoration. P

GEOKGE-FRiDEIUC HANDEL 101

1" avril 1735, et ce retard s'explique par l'existence du Parnasso in festa, pastorale qui n'est, en réalité, que la doublure profane tf Athalie.

Le sujet de cette fête parnassienne repose sur le mariage de Pelée et de Thétis, célébré par Apollon et les Muses ; son but est la glorification de l'union de la princesse Anne avec le prince d'*Orange. La musique est empruntée presque tout entière à Athalie. Supprimant ce qui était trop grave et trop religieux, Rândel fit de l'oratorio une sérénade et y ajouta beaucoup de belles choses dans les airs et dans les chœurs. Il remania si bien ce qu'il prit dans Athalie, que, comparant les deux œuvres, Burney dit1 : « En ce qui concerne l'accentuation et l'expression, les paroles italiennes sont appliquées avec tant d'intelligence et d'attention à la musique empruntée, que si celle composée exprès pour le Parnasso in festa ne nous était pas connue, il serait difficile de discerner laquelle a été composée pour la sérénade et laquelle pour l'oratorio. »

La première exécution eut lieu le 13 mars 1734, veille du mariage, et la sérénade fut accueillie par des transports d'enthousiasme. On la donna trois fois encore, les 16, 19 et 23 mars, et on la reprit en 1737 et en 1740. Elle n'a jamais été imprimée avant l'édition de la Handel-Gesellschaft.

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