‹ G.-F. HändelChapitre 7 sur 118 · G.-F. HtindeL I, p · texte numérisé non relu

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GEORGE-FRÎDERIC IIANDEL 13

à discerner les qualités exceptionnelles de son éJève et résolut de ne rien lui laisser ignorer dans son art. 11 l'initia d'abord aux principes fondamentaux, sans lesquels toute instruction est défectueuse; puis il fît passer sous ses yeux une vaste collection de musique allemande et italienne, musique sacrée et profane, vocale et instrumentale; compositions de différentes écoles, de différents styles et de différents maîtres. Il lui fit tout analyser en lui indiquant les qualités et les défauts de chaque auteur. Avec la transcription et les recherches de productions étrangères, alternèrent les travaux personnels sur des thèmes donnés. L'orgue et le clavecin ne reposaient jamais, pas plus que le violon et le hautbois; peu à peu tout l'orchestre y passa. Grâce à sa vive intelligence et à un travail assidu, Hândel acquit en musique « cette sûreté fondamentale, cette expérience précieuse qu'il faut bien plus admirer que ses précoces compositions ; car, à cet égard, il se trouvait parmi ses contemporains de jeunes talents ne le cédant en rien au sien ; mais pour la maturité interne, il n'eut pas son égal, pas même en Bach, du même âge que lui, chez qui elle se développa plus lentement l ». Nous ferons remarquer à M. Ghrysander que son observation sur Bach tombe à faux, car celui-ci fut un autodidacte au sens le plus strict du mot; il dut tout apprendre par

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