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Chrysancler, ouvrage cité. I

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lui-même sans l'aide de personne, tandis que Hândel eut la chance d'être guidé par un maître instruit et dévoué, qui lui facilita considérablement le développement de ses étonnantes dispositions et lui évita une grande perte de temps et de peines, en lui expliquant les difficultés qui auraient pu le retarder dans cette maturité interne que M. Chrysander admire avec raison.

Mais ce que Zachau ne put enseigner à son élève, ce fut de bien écrire pour les voix; aussi cette qualité qui le distingua plus tard à un si haut degré, ne Tobtint-il qu'après son voyage en Italie et une pratique de plusieurs années. Les œuvres vocales de Zachau font bien voir combien, sous ce rapport, Hândel avait encore à apprendre lorsqu'il le quitta. Pour le reste, il ne pouvait avoir une direction plus sûre.

Quand l'enfant eut neuf ans, Zachau le mit à la composition et il dut écrire toutes les semaines un morceau nouveau. Pièces pour orgue et Cantates religieuses furent les exercices habituels. « Il reste de cette époque, dit M. Schœlcher *, dix sonates en trios pour deux hautbois et basson dont, selon Burney, il y aurait des copies dans la bibliothèque de Buckingham Palace; mais tous mes efforts pour les découvrir ont été vains. » De ces premières cantates nous ne connaissons rien. Cependant, lors d'un

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