Life of Handel, p. r
voyage que fit en Allemagne le comte de Marchmont (lord Polwarts), il mit la main sur un recueil de six sonates à trois voix, pour deux hautbois et basse (Sammlung dreistimmiger sonaten fur zwei Obœn und Bass, sechs Stûck) que Hândel composa dans sa dixième année. Le comte le donna à son professeur de flûte, le célèbre Weidemann, attaché à l'orchestre de Hândel, et quand Weidemann eut fait voir ce recueil au maître, celui-ci le feuilleta avec plaisir et dit en souriant : « Je composais alors comme un diable (wie der Tenfel) et surtout pour le hautbois qui était mon instrument de prédilection *. » Par conséquent, Winterfeld 2 a eu tort d'affirmer que le hautbois devint « plus tard l'instrument favori de Hândel ». Les Anecdotes* disent quelques mots, qui sont bons à rapporter, sur les études de la jeunesse du maître. « Les admirateurs de Hândel ont fait d'activés recherches pour découvrir des traces de ses premières études. Dans la collection de musique de M. Smith, appartenant aujourd'hui (1799) à sa belle-fille,, lady Rivers, il y a un livre de musique manuscrite, daté de 1698, et
1. Burney, An Account of the Musical Performances in Westminster Abbey and the Panthéon, in commémoration of Hândel. London, 1785, p. 5.