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LES RENAISSANCES CI.ASS!QUE ET GOTHIQUE

des indépendants soient ailes chercher, de temps a autre, des modèles dans les bâtiments gothiques de l'Allemagne, de Venise et de l'Espagne. Et, abstraction faite de Pugin, qui lut le devancier de tous, c'est a cette pléiade d'architectes de l'époque où l'on achevait la tour Victoria (1860-1861) que va la gloire d avoir imite avec le plus de succès les constructeurs médiévaux. A Raphaël Brandon, nous devons l'église Irvingite de Gordon Square ; à

G. E. Street, ce démon d'énergie, les Law Courts (fig. 209 et 210), les additions que l'on a faites a la Cathédrale de Bristol et un dessin gothique pour une National Gallery ; à Butterfield, l'église de Ail Saints, dans Margaret Street, et le Keble Collège, a Oxford (fîg. 211); à Pearson, la cathédrale de Truro. l'église de Saint-Jean l'Evangéliste, dans Red Lion Square (fig. 212), et le porche Nord de l'abbaye de Westminster (fig. 2 1 3) ; a Burges, la

cathédrale de Saint Finn Bar, à Cork, et le château de Cardiff ; â Sir Gilbert Scott, le plus actif de tous, l'intérieur de la chapelle du collège d'Exeter (fi ?. 2 1 4), l'eglise paroissiale de Doncaster (fig. 21 5), l'église Saint- Michel à Hambourg, et la cathédrale de Sainte-Mane â Edimbourg ; â Brooks, l'église de Saint-Colomba, au Nord de Londres ; à Bodley, le plus sympathique et le mieux inspire des architectes de la pléiade, l'église d'Eccleston et le clocher, encore inachevé, de Christ Church, à Oxford (fig. 216); a Goldie, l'église Saint- Vincent, à Cork ; à Sir Arthur Blomfield enfin, la nef actuelle de Saint Saviour, à Southwark. Nous

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GRANni.-BRETACNE ET IRLANDE

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ne citons que les principaux architectes et !es meilleures de leurs œuvres. D'autres, a côté d eux, travaillèrent d'une façon plus libre et aussi avec beaucoup moins de succès.

Le plus connu fut Alfred Waterhouse ; par son activité et son entente des affaires, cet architecte obtint une vogue a laquelle ses aptitudes purement artistiques ne lui auraient donné aucun droit. Oxford, Edimbourg, Manchester (fîg. 2 1 7) et Londres ont tout particulièrement souffert de son manque de talent.

La dernière phase du retour au style gothique est un écho du chaos Tudor. Les formes anciennes sont employées habilement, mais d'une façon tout arbitraire, et trop souvent avec le mépris le plus complet de l'enchaînement des parties. A cet égard, on ne peut concevoir quelque chose de plus laid que le réseau de fenêtre, de plus absurde que le remplage des tympans de l'église tant vantée de la Sainte-Trinité, à Chelsea, par Sedding (fig. 218).M.Mackenzie n a pas pris moins de liberté pour la construction du Manschall Collège, a Aberdeen (fig. 219).

Cependant, dans son ensemble, son œuvre n'est point dépourvue de beauté, et les mêmes qualités se retrouvent dans les travaux de quelques autres architectes, comme l'intérieur de la Bibliothèque Ryland, à Manchester (fig. 220), par M. Basil Champneys, et le plan de l'extérieur de la Galerie nationale écossaise de portraits, par Sir Rowand Anderson.

En définitive, le processus du retour au gothique est curieux.

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