‹ G[ran]de Bretagne et IrlandeChapitre 25 sur 91 · Eglise de la Trinité Sloane Street. (Sedding · texte numérisé non relu

Eglise de la Trinité Sloane Street. (Sedding

Fie. 210. — MaRISCFIALI. (3oi.I.K(iE.

A Abkrdken. iMiirsIuTll-Mackensie.)

LES REXA/SSAXCES CLASSIQUE ET GOTHIQUE

Cest d'abord le style perpendiculaire qui l'emporte ; puis on passe avec fermeté aux formes plus anciennes, et l'on rétrograde, en dernier lieu, avec non moins de conviction, jusqu'à ce mélange de style perpendiculaire et de style Renaissance qui marqua la fin de l'art ogival. M.

T. C. Jackson est peutêtre l'architecte dont le talent, d'une souplesse remarquable, s'est le mieux prêté a ce passage d'une forme a l'autre. Ses travaux, à Oxford et en d'autres lieux, sont une continuation particulièrement heureuse des traditions locales.

En terminant ce chapitre, nous tenons a constater que toutes ces renaissances, qu'elles soient classiques ou gothiques, ont toujours été accompagnées des protestations de ceux qui pensent que 1 architecture, comme les autres arts, et plus qu'eux peut-être, doit exprimer les idées de sa propre époque. Il y a là une vérité évidente. Lorsque

la science classique et l'archéclcgie sont les principales préoccupations intellectuelles d'une génération, ces préoccupations trouveront, dans les arts, une expression qui deviendra au moins une série de documents précieux pour l'avenir. Dans une époque qui se passionne pour les restaurations, il est utile d'en entreprendre, car, même la, on peut trouver une expression du génie contemporain. Plusieurs cas se présentent que l'on ne peut se dispenser d'envisager. Si le monument est célèbre pour des causes qui n'admettent aucun rajeunissement,

FiG. 220. — BlBLIOTHÈQl

Ryland. a Manchester.

r'iG. 221. — Grand Hall du Château DE Penhryn. (Happer.)

— CRANDi: BRETAGNE ET IRLANDE

comme les gloires qu'il évoque ou celles que le temps lui a données, le meilleur est encore de le laisser tranquille. Si la célébrité de ce monument est faite de sa beauté, ce qui est le cas, par exemple, pour la Tour des Anges de Canterbury (fig. 97), ou en raison de son rôle dans un groupe, tel le Campanile de Venise, une restauration aussi minutieuse que possible s'impose.

Quel que so.t le succès de la tâche, celle-ci sera jugée par la postérité et constituera une partie de la marque caractéristique de notre temps. 11 n'y a que peu d'utilité à vouloir appliquer de

force à un art quelconque des principes qui ne communient pas

avec le caractère intellectuel du moment. Le XIX siècle a été

surtout un siècle de critique et d'investigation. On s'est appliqué

a découvrir des causes plutôt qu'à produire des résultats. Une

grande part de l'art de ce siècle, surtout

dans celles de ses branches qui sont en

rapport étroit avec l'érudition, a été traitée

d'une manière plus scientifique qu'esthétique.

Dans un essai oii notre but est de suivre

le développement essentiel et inconscient

de 1 architecture anglaise, les œuvres que

le Xix' siècle rous a laissées ne nous viennent

en aide que par la lumière qu'elles jettent

sur le caractère et la manière de penser des

Anglais. Un des traits les plus saillants de

ces œuvres est malheureusement l'instabilité,

qui est une faute. Le Français s'attache

d'instinct à tout ce qu'il y a de fertile dans sa

propre tradition, et ce n'est pas la moindre

cause de sa supériorité dans les arts. L architecte français qui a un problème à résoudre se contente de ce qui est devenu, chez io8 ■

Fig. 222. — MONU.MENI

DE Scott, a Edimbour(}.

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