IQI
GRANDE H li I. T A C N /. / , T l Kl. AN DE
Fi("i. 3(Hi. — Major Clunks.
i>.\H Rakbirn.
(A la (ialerie Nationale,
à ildiinbourf^.)
que nous avons deja nommés, furent les contemporams de Hoppner et appartiennent, comme lui, a la seconde génération de portraitistes. Raeburn était le plus âgé. 11 naquit, en 1756, près d'Edimbourg, et travailla sous la direction de David Martin, peignit des miniatures, puis se maria, a l'âge de vingt-deux ans, ce qui lui permit, grâce a la fortune de sa femme, de visiter l'Italie. Il y fît un séjour d'environ deux ans et retourna a Edimbourg, où il devint, pendant plus d'une génération, le chef incontesté de l'école de peinture du pays. A l'exception de Robert Burns, Raeburn a fait les portraits de tous les personnages marquants de la capitale de l'Ecosse qui vécurent de son temps. Il occupe une place dans le petit nombre des hommes qui furent des pionniers. Lorsqu'il fît ses études, une foule de peintres, dont trois au moins obtenaient de brillants résultats, travaillaient autour de lui dans la forme d'art qu'il s'était choisie. Cela ne l'empêcha pas d'acquérir un style tout différent du leur, d'une sincérité manifeste, qui est devenu l'idéal des peintres européens. Autant que nous puissions en juger, le tableau qui l'impressionna le plus fut le Portrait du pape Innocent X, par Velasquez, au palais Doria Pamfîli. Tout au moins est-ce avant lui le seul chef-d'œuvre qui soit dans sa manière et qu'il ait pu connaître. Rien n'indique, en effet, que Raeburn ait vu des tableaux de Franz Hais. Mais il suffît d'une étincelle pour enflammer un génie. Van Dyck n'eut besoin que de la vue de quelques miniatures dues à Samuel Cooper pour devenir le grand peintre anglais. Le tableau de Velasquez a fort bien pu peser dun même poids sur l'esprit de Raeburn.
Depuis son établissement définitif à Edimbourg jusqu'à sa mort, en 1823,
FiG. 36i. — Nathaniei.
Spens, par Raf-burn.
(Au Archers Hall,
à ildimbourg.)
COMTESSE DE EEVERSHAM