P/\R M O PP N E R
CoUe^^orv du Comte de^ D armviiih..
PEINTURE
PERIODE MOYENNE
FiG. 302. — Sir John Sinclair OK Ulbster. par Raebirn.
cet artiste progressa sans cesse. Mais, contrairement a la plupart des peintres dont le talent n'est pas reste stationnaire, Raeburn passa d'une largeur de touche peut-être excessive et de la simplification des plans à un modelé plus ferme, a un empâtement plus régulier. On peut suivre les phases du développement de son art dans plusieurs de ses toiles que possèdent les deux principales collections écossaises : la Galerie nationale d'Edimbourg et le Musée de Glasgow. Mais aucun autre établissement public n'es-t pareillement favorisé, et nous pourrions même en citer un où trois tableaux attribués à Raeburn ne sont pas de ce peintre. Voici la liste des œuvres de Raeburn, exposées dans des rnusées, qui nous paraissent les meilleures. A la Galerie nationale d'Edimbourg : Mistress Campbell of Balliemore ; Lord Newton (fig. 359) ; Glengarry (prête) ; ]ohn Wauchope ; Major Clunes (fig. 360) ; et le propre Portrait de
Raeburn (fig. 317) ; a Archer's Hall : Nathaniel Spens (fig. 361); a Leith (Trinity House) : Viscount Duncan ; au musée de Glasgow : Mistress W. Urqwhart et Sir John Sinclair of Ulbster, baronet (fig. 362) (prête). Il faut y ajouter les suivantes : Sir John et Lady Clerk, à Sir George Douglas Clerk ; Lord Président Dundas, à Sir Robert Dundas ; [Villiams Ferguson of Kilrie, General Sir Ronald Ferguson Grand Commandeur de l'Ordre du Bain, Ronald et Robert Ferguson et Robert Ferguson of Raith, a M. Munro Ferguson ; Lady Stewart of Coltness
Fig. 363. — Mistress Ferguson.
PAR Raeburn.
CRANDL-BULTACNi: ET IRLANDE
FiG. 364. — Lady Steuart
OK COLTNKSS. PAR RaEBURN.
(Chc' Mistress l-'leisclvuaiin.)
(fig. 364), à Mislress Fleischmann ; Lady Rachuin, a Lord Tweedmoulh ; John I ail of Harvieslon cl son pelil-Jils, a Mistress Pitman ; les Macdonald of Clanranald, à Mistress Ernest Hills ; Mistress Crui/^shank., à M. Arthur Sanderson ; Mistress James Campbell (fig. 365), à M. Lionel Muirhead ; liev. Sir H. Moncrieff Wellwood, à Lord Moncrieff ; Mac Nab, a Mistress Baillie Hamilton ; James Wardrop of Torbanhill, à M. J. C.
Wardrop ; un portrait d'homme, a Mistress Joseph.
Le talent de Raeburn eut, comme nous l'avons dit, de l'influence sur les contemporains écossais de ce peintre ; mais un seul d'entre eux, Sir John Watson Gorden, acquit assez de valeur pour que nous puissions trouver dans les meilleures de ses oeuvres comme un écho fort honorable de celles de son maître.
L'originalité de Lawrence ne ressemble pas à celle de Raeburn ; elle est cependant certaine. Sans doute, cette originalité, qui créa un nouvel idéal de portrait, ne peut pas être comparée à celle de Reynolds, de Gainsborough, de Romney et de Raeburn luimême. Mais il n'en demeure pas moins que Lawrence, avec une grande sincérité d'esprit, parvint à se frayer une route à travers les idées de la grande époque où il vécut. L'art de Lawrence est fondé sur l'aspect superficiel des choses. Il nous plaît un peu à la façon des femmes que nous voyons dans un bal, mais dont nous ignorons l'esprit. La technique de ce
Fig. 365. — Mistress James Campbell.
PAR Raeburn.
(Che^ M. Lionel Muirhead.)
PEINTURE
PERIODE MOYENNE
FiG. 366. — MiSTRESS WOLIF,
PAR Lawrence.
(D'après une Gravure)
peintre laisse, d'autre part, à désirer. Il n'est pas coloriste ; il a des idées fausses sur l'état dans lequel doit être laissé un tableau. Ses peintures sont un document caractéristique de la société mondaine au temps des derniers Georges.
Lawrence naquit en 1 769. Ce fut un génie précoce, qui devint le soutien de sa famille avant d'avoir vingt ans. Dès l'âge de dix ans, Lawrence était portraitiste et travaillait à Oxford. Il se rendit, un peu plus tard, a Bath et, a dix-huit ans, s'établit a Londres, où il ne cessa d'avoir du succès. En 1791, on le nomma associé honoraire de l'Académie royale, bien qu'il n'eût pas atteint l'âge voulu. Trois ans plus tard, il devint membre de cette même Académie, qu'il présida, en 1820, après avoir reçu Yaccolade cinq ans auparavant. Lawrence mourut en 1 830. Pour ce qui regarde les collections publiques anglaises, nous sommes obligé de
répéter à l'égard de ce peintre ce que nous avons déjà dit d'autres maîtres. Ses œuvres n'y sont représentées que d'une manière très insuffisante. La Galerie nationale possède un bon portrait peint par Lawrence, celui de John Julius Angerstein (fîg. 367), dont la collection a formé le noyau de ce musée. La Galerie des portraits en contient vingt-quatre ; mais a part trois ou quatre, comme Warren Hastings, Thomas Campbell, Sir James Mackintosh et Wilherforce, les toiles de cette Galerie ne permettent pas de juger Lawrence comme portraitiste. C'est à Windsor et
igS —
FiG. 367. — J.-J. Angerstein,